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Sienne, l'éternelle rivale.

 "La vita va" - Baustelle

  

Un peu moins connue que sa rivale Florence, Sienne est immergée au cœur de la campagne toscane. Elle est l'incarnation de la ville médiévale : Ses habitants ont poursuivi à travers le temps un rêve gothique et ont su conserver à leur ville l'aspect acquis entre le XIIe et le XVe siècle. À cette époque, Duccio, les frères Lorenzetti et Simone Martini traçaient les voies de l'art italien et, plus largement, européen. La ville entière, construite autour de la Piazza del Campo, a été conçue comme une œuvre d'art intégrée au paysage environnant. Si Florence est le berceau historique de la Renaissance, Sienne, elle, est en elle-même une œuvre d'art..

Selon la légende, Sienne fut fondée par Senius et Aschius, fils de Rémus (la Louve romaine qui l'allaita est de ce fait devenue l'emblème de la ville). Ils fuirent la ville pour échapper à la fureur de leur oncle Romulus, sur deux chevaux donnés par Apollon et Diane, l'un blanc et l'autre noir. Ils s'arrêtèrent dans la vallée du Tressa et fondèrent une ville qu'ils baptisèrent du nom de l'aîné, Sienne (en latin Sena Julia). Le blanc et le noir devinrent alors les couleurs de la ville. Plus prosaïquement, Sienne fut fondée en tant que colonie romaine du temps de l'Empereur Auguste, sous le nom de Saena Julia. Les faibles informations quant à la période précédent sa fondation, suggèrent l'existence d'une communauté étrusque. Au Vème siècle, elle devint siège épiscopal. La ville se développe dès le VIIème siècle à l'époque des rois lombards. Au Xème siècle, la ville se retrouve au centre d'importantes voies commerciales qui menaient à Rome et, grâce à cela devint une importante ville médiévale.

Dès le XIIème siècle, une république indépendante y fut instaurée. Les Siennois, tout comme les Florentins et les Pisans, tiraient leurs richesses des activités de banque et de commerce, ce qui les plaçait en concurrence directe. A partir de la première moitié du XIIème siècle, Sienne prospère et devient un important centre commercial, entretenant de bons rapports avec l'Église ; les banquiers siennois étaient un point de référence pour les autorités de Rome, vers lesquels ils se tournaient pour des prêts ou des financements.  À la fin du XII siècle, se ralliant à l'Empereur, les gibelins siennois s'opposèrent aux Florentins qui soutenaient le Pape. Elle devint alors l'éternelle rivale de Florence, ennemie par le fait des Médicis, ces derniers feront en sorte qu'elle ne fasse jamais d'ombre à la belle Toscane. Florence fut longtemps tenue en respect avant d'infliger une cinglante défaite en 1260, à la bataille de Montaperti. Sienne perdit la guerre lors de la bataille du Col du Val d'Elsa, en 1287, au plus haut de sa splendeur, tant économique que culturelle. Mais peu après ces événenements, une épidémie de peste qui emporta un grand nombre de Siennois, signa alors la lente décadence de la République siennoise. Sienne se soumit à Florence au XVIIIème siècle et fut incorporée au Grand Duché toscan.

Toutes les rues convergent vers la Plazza del Campo, cette fameuse place réputée pour le "palio delle contrade", la plus grande manifestation de Toscane (une spectaculaire course de chevaux montés à cru, qui voit s'affronter les "contrade" (paroisses et quartiers) de la ville deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août. Elle figure dans la liste du patrimoine mondial en Europe de l'UNESCO). La place éblouie lorsqu'on la découvre du haut d'une des rues qui y débouchent, puis étonne par son aspect en forme de coquillage rose. Elle abrite la belle fontaine de marbre « Fonte Gaia », originellement sculptée par Jacopo della Quercia, qui apporte fraîcheur et douceur, face à l'imposant Palazzo Publico du XIII et XIVème siècle (modèle du gothique siennois), massif hôtel de ville, bon pour résister aux coups de main et jeter les proclamations à la foule assemblée sur la place par ses fenêtres ogivales, voire certainement des corps d'hommes tués dans les séditions. Une bordure de créneaux le hérisse en guise de défense et d'ornement. A sa gauche, une tour gigantesque s'élève à une hauteur prodigieuse sa forme svelte et son double renflement de créneaux : la tour dite « torre del mangia » haute de 102m est panachée de pierre blanche.

Cette place est monumentale!! C'est un chef-d'œuvre architectural dont la forme concave est, aujourd'hui encore, unique au monde. Vu de haut, il s'agit en fait d'un éventail divisé en 9 parties (symboles du gouvernement siennois qui était composé de 9 membres). Tous les palais qui l'entourent reflètent la puissance de la ville publique et privée et confèrent à l'ensemble une atmosphère bien particulière. Grandeurs passées d'une ville qui contrairement à Florence semble avoir pleinement conscience de son patrimoine architectural.

   

Se perdre dans l'enfilade de ruelles ombragées alors que le soleil écrase les toitures ocre. Se laisser croire que cette ville inconnue me rappelle quelque chose... Bizarrement je ne m'y sens pas perdu même si je n'ai qu'une vague idée de la direction prise : Sienne peut-elle être mienne? Elle est difficile d'accès pourtant, haute perchée, coincée dans son carcan de murailles... relent d'un moyen-âge bien vivant. Ruelles étroites, sombres et sinueuses qui tiennent plus du boyau inquiétant ou du coupe-gorge, volées de marches à tout va sur des pentes rapides, mouvements de rue brusques, presque imprévisibles, intersections marquées de vierge à l'enfant, contreforts qui visent le ciel pour soutenir des maisons monumentales aux ombres portées sur les pavés : Sienne est un bijou minéral qui regorge de secrets.

Alternance d'ombres et de lumières, mes pas sont guidés vers la cathédrale Santa Maria Assunta (Notre Dame de l'assomption), ou Duomo di Siena au parvis écrasé de soleil. Façade de marbres blanc, noir et rouge, trois portails à décors sculptés très fins sur les colonnes et les architraves, campanile en marbre noir et blanc à base hexagonale romane et à lanterne polygonale, parvis accessible par un escalier à volée de marches qui donnera son nom à l'hôpital qui lui fait face (Santa Maria della Scala).... Piété ostentatoire, dévotion à saint-luxe, priez pour lui... mais dieu qu'elle est magnifique cette cathédrale!!

Edifiée entre le XIIème et le XIVème siècle, elle est admirable par ses contrastes en mosaïques de marbre, ses fresques et sculptures de Nicola Pisano, Donatello et Michel-Ange. Comme une trace flamboyante du gothique italien, elle domine la ville. Sa façade est édifiée selon les dessins de Giovanni Pisano entre 1284et 1299, ses travaux interrrompus à cause de la peste de 1348, sont repris ensuite dès l'abandon du projet initial qui ne pouvait aboutir par son ampleur démesurée. On trouve trace de ce gigantisme non abouti dans le facciatone, un des murs, en arcade, élément porteur laissé sans objet. Avec cette nef, restée inachevée, elle serait devenue la plus grande cathédrale chrétienne.

Mais la façade aux sculptures fines et aux magnifiques peintures est un avant goût de se que nous réserve l'intérieur de cette immense cathédrale aux pavements de mosaïques de marbre, aux fresques murales lumineuses et aux sculptures de Donatello et Michel-Ange entre autre. L'impression est incomparable; une fleur gothique spectaculaire, exubérante et chatoyante; un pavé et des piliers de marbre noires et blanches, une légion de statues, un mélange naturel de formes gothiques et de formes romaines, des chapiteaux corinthiens qui portent un labyrinthe d'arceaux dorés et des voûtes azur constellées d'étoiles.

Quand vous aurez fini de lever les yeux éblouis et que vous daignerez regarder où vos pieds sont posés, vous verrez que vous marchez sur une bible de minérale!! Les mosaïques de marbre qui décorent le pavement du Dôme illustrent, le parcours de la Rédemption en se basant sur des sources, des thèmes et des sujets du monde classique, de l'Antiquité et du Nouveau Testament. Les 3 000 m² du sol de l'église sont entièrement recouverts de 37 panneaux en graffiti ou marqueterie de marbre. Réalisés sur plusieurs siècles mais pour l'essentiel entre 1360 et 1550, ils sont l'œuvre d'une cohorte d'artistes célèbres ou anonymes (Beccafumi, Pinturicchio, ...), l'ensemble est d'une extraordinaire cohérence iconographique, et d'une beauté à couper le souffle.

 

Sous le dôme trône une magnifique chaire... une telle chaire de pierre ne laisse pas de marbre!! Une œuvre de Pisano : colonnes de porphyre et marbre vert (quatre reposent sur des lions), arcs trilobés et sept panneaux racontant des épisodes de la vie du Christ.

(détail du plafond)

Enfin en cherchant bien vous accéderez à la bibliothèque Piccolomini pour voir les très belles fresques du Pinturicchio et son atelier. Elles content avec talent et allégresse la carrière fulgurante du siennois Elea Piccolomini (1405-1464) plus connu sous le nom de Pie II. Elle contient également une très belle collection en vitrine d'antiphonaires.

 

Dans cette ambiance silencieuse si particulière, les yeux s'écarquillent et les bouches s'ouvrent d'admiration béate : il est si facile de se laisser émerveiller par cette débauche d'œuvres d'art où l'œil s'égare volontiers. Que serait cette cathédrale si les plans d'origine avaient été respectés? Le seul vestige du gigantisme est le facciatone, pan de mur en arcade, élément porteur laissé sans objet et absorbé depuis par le Museo dell'Opera Metropolitana del Duomo, musée de l'Œuvre de la cathédrale comportant des sculptures originales de la façade où se tient une exposition permanente sur le peintre Duccio.

 
(vue panoramique) 

Certes, les sculptures originales de la façade de la cathédrale, dont plusieurs statues de Giovanni Pisano sont très endommagées, mais laissent envisager le lustre d'antan. Au premier étage de ce musée, une salle entière est réservée à "La Maesta" (vierge peinte de 1308 à 1311) de Duccio, le fondateur historique de l'école siennoise. Ce retable (1309-1311) réalise la fusion parfaite de l'art byzantin et du lyrisme gothique. L'œuvre provoqua un tel enthousiasme parmi les contemporains que son transport de la maison de l'artiste à la cathédrale donna lieu à des réjouissances publiques. Aujourd'hui encore elle reste une fierté de la ville. Au second, nombreux tableaux et sculptures, mais surtout un petit escalier en colimaçon, très étroit, puis escarpé, permet d'accéder à la terrasse du musée qui offre un panorama exceptionnel sur toute la ville : la piazza del Campo vous apparaîtra dans toute sa dimension et vous apercevrez au loin, par-delà les toits de Sienne, la merveilleuse campagne toscane.

Redescendre vers le sol, retrouver la terre ferme, laisser s'évaporer l'ivresse du vertige, s'imprégner de la beauté des choses : Sienne a les tonalités chaudes de la couleur qui porte son nom.

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Le train pour Sienne...

  
 "Provinciali" - Baustelle (merci à Doriano pour la découverte de ce groupe!)

Le couloir souterrain qui mène à la gare ferroviaire ne comporte guère d'indicateur de chemin. Un carabineri, un mélange d'anglais et d'italien, le ticket est pris, la destination connue : Sienne.

Le train régional est une vieille micheline hoquetante à l'haleine mazoutée mais dont la vitesse de pointe permet de prendre le temps d'admirer les paysages vallonnés. Les collines plantées de cyprès et de pins parasols, les maisons carrées dont l'ocre tranche sur la verdeur... tout ça a vraiment ce goût du sud, cet inimitable arôme d'Italie du centre que, pauvre touriste que je reste, je ne demandais qu'à voir.

Pour sortir de Florence, passage souterrain obligatoire, il parait interminable quand on sait que nous attend au bout la lumière d'un très généreux soleil de février. Le long du chemin, un village perché sur un éperon rocheux, suspendu entre ciel et terre, les pieds dans l'eau d'une rivière : décor de carte postale.

Nous sommes en bordure des monts du Chianti, parsemés de vergers encore timidement fleuris et de ... vignes. Chaque jardin ouvrier possède son pied de vigne. Chaque petit village le long de la ligne de chemin de fer possède son terrain de foot, en ce dimanche matin, il est cerné de voitures et résonne de clameurs masculines au rythme d'une chorégraphie orchestrée des mains.

Enfin arrive la gare de Sienne...Laissez-moi vous la présenter.

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Firenze - Museo di San Marco

 

"Maestro Jardin Baroque? Musique s'il vous plait?"

 

et merci encore à celui qui a tout permis ...

 

Le musée du couvent San Marco de Florence a été la première visite lors de mon week-end florentin.


Pourquoi cet endroit vous direz vous? Tout simplement pour les fresques de Fra Angelico qui ornent les murs, reflet lumineux et chatoyant de la foi profonde de l’artiste, vues tant de fois sur internet ou sur carte postale...mais là c'est en vrai!!
Pour l’histoire, en 1434, le pape Eugène IV abandonne aux dominicains de Fiesole le couvent San Marco, déjà ancien et bien décrépit, dans lequel sont installés les membres de l'ordre de Saint-Sylvestre. Cosme l'Ancien, intervient en faveur des dominicains à ce sujet et finance en outre la rénovation de l'édifice (1437-1452), qu'il confie à Michelozzo. Encore aujourd’hui, le couvent dégage un sentiment d'harmonie et d'élégance, sans aucun doute dû à ce cycle extraordinaire où s’expriment ses pieuses aspirations artistiques.

Le cloitre est le point de départ avec son grand cycle de fresques, témoignage extraordinaire d’art contemplatif. Le génie de Fra Angelico est d'avoir su intégrer les règles de la perspective à des scènes où la force expressive est soulignée par l'usage de couleurs accentuées et peu naturelles, mais aussi une lumière très forte qui annule les ombres et participe au mysticisme des scènes sacrées.

 
 
 
 
 

Le point d'orgue, un "Saint Dominique adorant la croix" magnifiquement restauré.


Le Christ y est représenté avec réalisme (mais respect), comme le corps de celui que la tradition appelait "le plus beau des enfants des hommes ". Fra Angelico s’y montre un fidèle disciple de Catherine de Sienne en introduisant dans son art une attention particulière au sang versé par Jésus pendant sa passion. Le sang symbolisant trois éléments dans la mystique : la vie, la souffrance et  l’amour, cette spiritualité insiste donc sur l’humanité du christ qui est représenté comme le lien entre Dieu et le monde. Le paradoxe de la sainteté s’exprime par l’union de la joie et de la souffrance.

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Dans la salle capitulaire trône une grandiose et touchante "Crucifixion". C’est à cet endroit que se réunissait la communauté selon le rythme de sa vie ordinaire ou pour des événements majeurs.


L’imposante fresque occupe tout le mur majeur. Le Christ y est représenté souffrant. A ses pieds, les personnages mentionnés dans les évangiles : marie, sa mère, Saint Jean, le disciple bien aimé, Marie-Madelaine et Marie femme de Clopas. La caractéristique principale de cette fresque est que ceux-ci sont entourés d’une  foule de personnages ne relevant pas du contexte historique mais du monde des saints : Saint Jean-Baptiste (désignant l’agneau de Dieu) et saint-Marc (évangile ouvert), et les saints patrons de Florence à gauche ; à droite, les saints fondateurs d’ordre, les évêques et les docteurs.En dessous de la fresque, des médaillons représentants saints et bienheureux de l’ordre, encourageant les frères à suivre leur exemple, pour faire d’un novice, un prêcheur de vérité.


(Détail de la Cruxifixion)

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Dans la salle des hôtes est exposée la plus grande collection du monde de peintures sur bois de Fra Angelico (la Déposition du Christ de Santa Trinita, le Triptyque de Saint Pierre le Martyr, le Retable d’Annalena, le retable de Saint Marc, le Jugement Dernier, le Tabernacle des Linaioli).

Retable de Bosco ai Frati (1450)
(La vierge et l’enfant, saint Antoine de padoue, saint Ludovic de Toulouse (saint louis d’Anjou), saint François, saint Cosme, saint Damien et saint Pierre martyr)


Ce magnifique retable fut commandé à l’artiste par Cosme l’Ancien vers 1450, à l’époque où celui-ci finançait la reconstruction du couvent de San Bonaventura di Bosco ai Frati, dans le Mugello. Fra Angelico avait conscience d’essayer de jeter les bases d’une forme moderne d’art sacré, suivant les schémas de la Renaissance mais sur un ton authentiquement religieux. On remarque une simplification croissante des formes, d’une sereine austérité monastique, fruit d’une interprétation mystique. Les saints bavardent, entourant la vierge, auréolés, et elle-même nimbée d’un or pur et éclatant, symbole de leur sainteté.(L’idée de grouper les saints entourant la vierge sur un seul panneau vient en fait de l’école du nord - Van Eyck, fut un des premiers à transférer des personnages isolés d’un polyptique à fond doré dans un espace atmosphérique, et à se détacher du retable à plusieurs volets – mais porte le terme générique de « sacra conversazione » que parce que ce genre de composition a été très populaire à Florence à cette époque).

 

La déposition du Christ de Santa Trinita (1437-1440)

Le tympan traditionnel conçu pour recevoir un triptyque a ici été dépossédé de ses colonnes pour dégager un espace pictural unique. Marie-Madeleine repentante y embrasse les pieds du christ, à sa gauche un groupe de femmes endeuillées préparent le linceul, à l’opposé un élu inconnu (Alessio degli Strozzi commanditaire original ?) la tête ceinte d’une auréole différente des saints sert de médiateur entre le christ et ceux qui prient et derrière celui-ci un homme qui exhibe les futures reliques (clous et couronne d’épines).

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L’escalier qui mène à l’étage des cellules s’ouvre sur cette "Annonciation" mondialement connue, aux couleurs chatoyantes.


Ses œuvres, et celle-ci en particulier, reflètent admirablement son âme tendre et rêveuse, la chasteté de son imagination, l'humilité de son caractère, la profondeur de sa foi, la ferveur de sa piété, l'élévation de son esprit et la sainteté de sa vie, vertus qui lui valurent d'être mis au rang des bienheureux (Il Beato).  Son art, avant tout expressif, est empreint d'une suavité et d'une douceur infinies. La douleur même est voilée d'une teinte de mélancolie sous son pinceau, et jamais il ne put parvenir à le rendre tragique ou austère. L'admiration de ses contemporains s'est formulée dans le surnom d'Angélique (Fra Angelico), accordé au grand artiste. 

Ensuite vient l’enfilade de quarante deux cellules. Elles possèdent chacune sa fresque qui conte un épisode de l’Evangile (hormis les sept cellules des novices, où l’on peut voir la Crucifixion représentée avec relativement peu de variantes) : seule décoration, comme une fantaisie dans cet univers sobre. Le lyrisme religieux s’exprime au travers de ses créations extatiques. 

 
 
 
 

Ainsi, ce "Christ aux outrages" de Fra Angelico,


est montré assis frontalement sur un simple parallélépipède. Il tient dans la main droite un bâton en bambou et dans la gauche une boule de couleur jaune qui semble être une pierre ou une éponge. Il a les yeux bandés mais, par une sorte de transparence, on voit que ceux-ci sont fermés. Mais, si cette fresque frappe le visiteur du couvent San Marco de Florence c’est bien par la représentation, autour du Christ, de cette tête d’homme de profil et de ces cinq mains, toutes sans corps, qui appartiennent de toute évidence à ses bourreaux. En représentant les bourreaux « en entier », Fra Angelico aurait surchargé sa composition, détournant l'œil du spectateur vers autre chose que le Christ et sa misère. Il laisse à la scène toute sa solennité et au Christ toute sa majesté, si dérisoire qu'elle soit.Il veut faire approcher au spectateur une réalité autre que celle de son quotidien, il crée ses œuvres pour instruire le peuple illettré et lui montrer la grandeur de Dieu. Les détails du visage et des mains suffisent à inspirer la compassion. Montrer autre chose est superflu.

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Tout au bout du couloir, la cellule de Savonarole, des reliques de vêtements le concernant (cilice, ceinture de crin) et son portrait par Fra Bartolomeo. Prieur du couvent à la fin du XVe siècle, célèbre pour ses prêches passionnées et ayant inspiré la République florentine, il fut exécuté sur la Place de la Signoria en 1489, accusé d’hérésie.

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A l’opposé, se trouve une des plus prestigieuses bibliothèques de la renaissance italienne, riche de textes grecs et latins, qui constitua un des centres de propagation de l’humanisme florentin parmi les plus importants. Elle abrite une collection remarquable de manuscrits enluminés du XVe siècle . Ce qui dans un monastère dominicain peut paraitre incongru, ceux-ci n’attachant pas une grande importance à l’étude. Financée par Cosme, elle est constituée du legs de l’érudit Niccolo Niccoli.
 

 

 

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Après la bibliothèque, la cellule de Cosme le Vieux , avec sa représentation de « l’Adoration des Mages » de Benozzo Gozzoli, élève de Fra Angelico.

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Les bâtiments comportent également :

-          un musée lapidaire

-          un petit Réfectoire où subsiste encore la Sainte Cène que Domenico Ghirlandaio peignit à fresque en 1480.

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Lettre à Firenze...

Comme un pied de nez de Florence, comme si ce message s'adressait à moi, rien qu'à moi et que par ses murs mêmes, elle me le fasse savoir, comme une promesse de retour suite à un coup de foudre réciproque car pour ma part j'ai effleuré l'arrière-train de l'auguste "Porcellino" au Mercato Nuovo comme tant d'autre d'autre avant moi et toujours l'envie de déambuler dans ses rues pourtant grouillantes de touristes, ces rues aux noms qui chantent.
Je commence le voyage par la fin, par cette image drôle et marquante de ce tag apparu le dernier jour de mon périple en Italie, via della pergola :
 
 
 

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Nancy en janvier : Soyez fous!!

Tout est dans le titre!! De la brume, du froid mordant mais revigorant qui fait apprécier le moindre rayon un soleil...mais Nancy n'a nul besoin d'artifice pour se mettre en valeur. Il faut la prendre telle quelle.

 Cache-cache du soleil derrière la cathédrale :

 

 
 
 
 
La place de l'Alliance parée de ses brumes matinales :  
 
 
 
 
 Le palais ducal éclaboussé par le soleil hivernal :
 
 
 
La porte de la Craffe imposante simhouette médièvale :  
 
 
 
 
 
 
Hamamèlis rouge vu du sol dans le jardin Godron :
 
 
 
 
 
 
La place Stanislas, débauche généreuse d'ors, presque sous toutes ses coutures!!
 

 
 
 

 

 C'est beau un ville dans l'est....

 

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Le musée Carnavalet

  

En plein cœur du Marais, au 23 rue de Sévigné (IIIème arrondissement), non loin de la place des Vosges, le musée Carnavalet abrite la mémoire de Paris. Cet imposant ensemble architectural articulé autour de deux célèbres hôtels des XVIe et XVIIe siècles, respectivement, l’hôtel Carnavalet et l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau, offre un parcours de plus de 100 salles consacrées à l’histoire de Paris, des origines à nos jours.

Le musée Carnavalet présente des collections d’une grande diversité où se côtoient vestiges archéologiques, vues du Paris d’autrefois, maquettes de monuments anciens, enseignes, ensembles décoratifs provenant d’édifices disparus, scènes historiques ou anecdotiques, portraits de Parisiens illustres, souvenirs d’hommes célèbres ou témoignages de la vie quotidienne, ainsi qu’un ensemble unique sur la période révolutionnaire.

 

Outre les collections exposées en permanence, le musée conserve également une collection d’arts graphiques – riche d’importants fonds de dessins, estampes, photographies et affiches – ainsi qu’un remarquable cabinet de numismatique, tous deux accessibles sur rendez-vous.

 

Le musée ouvrit ses portes à la fin du XIXe siècle dans cet hôtel d’époque Renaissance. Le bâtiment doit en partie sa renommée aux grands noms qui lui sont associés : le sculpteur Jean Goujon (vers 1510-vers 1566), l’architecte François Mansart (1598-1666), ou encore la Marquise de Sévigné (1626-1696). La célèbre épistolière l’habita jusqu’à sa mort. Elle confia à l’architecte Libéral Bruant (vers 1636-1697) l’aménagement d’un appartement au rez-de-chaussée, pour sa fille, Madame de Grignan. Une galerie du musée est consacrée à cette illustre locataire et présente, entre autres, des portraits et des souvenirs.

Le musée Carnavalet conserve la mémoire de Paris et expose à ce titre de vastes collections qui couvrent une chronologie allant de la Préhistoire à nos jours et illustrent de multiples aspects de la vie des Parisiens au fil des siècles. Une balade ludique dans le temps, au fil des salons ; l'entrée y est gratuite et les gardiens moins hargneux que dans bien d'autres musées.

 


 

 

J'y suis allé une première fois sans appareil photo donc je me devais d'y retourner ne serait-ce que pour ce portrait dont vous devrez reconnaitre le sujet!!! (Le Phanou tu n'as pas le droit de répondre!!)

 

 

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La cathédrale Notre-Dame de Reims

Notre-Dame de Reims est une cathédrale du XIIIe siècle, postérieure à Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres, mais antérieure aux cathédrales Notre-Dame de Strasbourg, Notre-Dame d'Amiens et à celle de Beauvais. C'est l'une des réalisations majeures de l'art gothique en France, tant pour son architecture que pour sa statuaire, et elle est inscrite, à ce titre, au patrimoine mondial de l'UNESCO. La cathédrale de Reims était, sous l'Ancien Régime, le lieu du sacre des rois de France. Le dernier sacre, celui de Charles X, eut lieu le 29 mai 1825.

  

Une première cathédrale carolingienne fut édifiée à Reims au Ve siècle sur d'anciens thermes gallo-romains. Déjà dédiée à la Sainte Vierge, cet édifice accueillit le baptême de Clovis (496 ou 498) consacré par l'archevêque saint Remi. En 816, le fils de Charlemagne, Louis Ier le Pieux choisit Reims pour y être sacré empereur. Le prestige de la sainte Ampoule et la puissance politique des archevêques de Reims aboutirent à partir d'Henri Ier (1027) à fixer définitivement le lieu du sacre à Reims.

 

Le 6 mai 1211, l'archevêque de Reims Aubry de Humbert lance la construction de la nouvelle cathédrale de Reims (l'édifice actuel), destinée à remplacer la cathédrale carolingienne détruite par un incendie l'année précédente. Quatre architectes se succédèrent (Jean d'Orbais, Jean-le-Loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons) sur le chantier dont le gros œuvre fut achevé en 1275.

 

Le nombre de statues qui l'ornent (2303) est supérieur à celui de toutes les autres cathédrales européennes. La façade intérieure est, elle-même, décorée de petites figures sculptées dont la célèbre «communion du chevalier». On peut observer notamment sur le portail gauche la statut de "l'ange du sourire", emblème de la ville de Reims et la Reine de Saba restaurée en 2006 - 2007.

     

La hauteur de la nef sous la clef de voûte est de 38 mètres et donc bien inférieure à celle d'Amiens (42,30 m) ou de Beauvais (46,77 m). L'impression générale depuis l'extérieur est, comme pour toutes les églises gothiques, celle d'un grand élan vers le ciel. Les deux tours occidentales sont dépourvues de flèches mais culminent tout de même à près de 82 mètres de hauteur.

  

Il est intéressant de remarquer que le nord de la France présente un ensemble de cathédrales des 12èmes et 13èmes siècles, toutes dédiées à Notre-Dame, dont la disposition rappelle celle des étoiles de la Constellation de la Vierge, telle qu’elle devait être au moment de la naissance de Jésus.

La cathédrale de Reims a été qualifiée de «cathédrale martyre» car, en 1914, peu après le début des hostilités, elle commença à être bombardée par les Allemands.

La cathédrale fut restaurée sous la direction de l'architecte en chef des monuments historiques, avec l'aide précieuse de mécènes américains (notamment la famille Rockefeller). Le chantier débuta en 1919 et dure encore de nos jours. La charpente de chêne, détruite, fut remplacée par une remarquable structure, plus légère et ininflammable, constituée de petits éléments préfabriqués en ciment-armé, reliés par des clavettes en chêne pour garantir la souplesse de l'ensemble.

De nos jours, les clochers ne possèdent plus que deux cloches : Marie (12 tonnes) et Charlotte (8 tonnes). Elles ne sont plus utilisées, de peur de continuer à fragiliser le bâtiment, endommagé durant la Seconde Guerre mondiale.

 





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Pierre Lapointe au Bataclan

 Attention : ici s’abstiendront les allergiques à la dithyrambe!!


ll y a trois ans, il était un nouveau venu méconnu. Aujourd'hui, Pierre Lapointe est perçu comme l'un des fers de lance de la jeune génération d'auteurs/compositeurs du Québec. Mais qu’ai-je fait de tout ce temps, moi qui ne l’ai découvert que cette année? Je n’aime pas trop en général me retrouver dans la position du fan transi qui aligne les superlatifs, sans recul apparent, pour décrire la musique de mes artistes fétiches…. Bon si, je l’accorde je l’ai déjà fait pour Muse et j’ai la même attitude avec Archive!!

Je vais me permettre une lapalissade mais ce qui semble évident sur l’album, l’est aussi sur scène! Je crois qu’une des raisons pour lesquelles j’aime tant La Forêt Des Mal-Aimés, dont j’avais parlé précédemment avec emphase ici : http://vking.mabulle.com/index.php/2007/09/19/88274-pierre-lapointe-la-foret-des-mal-aimes , le deuxième album de Pierre Lapointe (et dans une moindre mesure son premier album éponyme que j‘ai redécouvert ce soir) est la manière dont il mêle le piano, les cordes et l’électronique. Je pense n’avoir jamais vu sur un album francophone une collection de chansons aussi parfaites et mêlant avec un tel bonheur, une pop mélodique accessible, une écriture typique de la chanson francophone et une science des arrangements typiquement anglosaxonne, qui donne à chaque chanson un cachet et une atmosphère propres.

La musique de Pierre Lapointe part un peu dans tous les sens sans jamais s’égarer. J’y retrouve cette tendance que j’aime chez d’autres artistes à composer avec générosité, de façon grandiloquente mais contrôlée, comme dans « le lion imberbe » qui évoque un mariage improbable et incestueux de Radiohead avec Prokofiev,  parfois un Sheller avec le magnifique et majestueux « de glace » (ces deux  morceaux prennent en live une dimension toute autre, ils provoquent une charge émotionnelle intense et incontrôlable : frissons garantis, larmes refoulées, etc..) ou bien encore dans « deux par deux rassemblés » qui un Gainsbourg des 70’s.
En clair que du bonheur !  Certes un petit regret que ce ne soit Daphné qui fasse sa première partie (comme à la Cigale) et là pour le coup « mourir d’un œil » en live, j’aurais été je pense à ramasser à la grosse cuillère… non!! À la place une blonde à la voix de militaire en retraite, Barbara Carlotti, sans rire, un timbre si grave et profond, qu’il en est troublant, et des chansons gentilles, et une ou deux vraiment bien, le tout dans une atmosphère simpliste et intimiste!!! Au passage j’ai outré mon voisin de droite en osant lui demander le nom de l’artiste… on choisit pas toujours son voisin , en l‘occurrence sur ma droite, il était charmant mais « mal-embouché » (enfin,  d‘habitude dans le train je suis abonné aux vieilles!!)


La première partie se termine et il arrive. Il précise que seuls les trois premiers morceaux peuvent etre filmés, et les photographies sont autorisées mais sans flash, de toutes façons je n'avais pas mon appareil!!

Une présence magnétique sur scène, il fait rire, il agace, il émeut… Un panel  d’émotions que je ne suis pas prêt d’oublier, tant j’ai adoré. Le Bataclan dans cette configuration permet d’apprécier au mieux l’intimité offerte par la salle, de vraiment voir l’artiste et des musiciens, de pouvoir profiter à fond du spectacle, d’avoir même l’impression d’y participer pleinement.
Vite embarqué dans une sonosphère poétique, musique de notes et des mots, qui parle au cœur et vous plonge dans un univers cohérent, proche de l’émerveillement intégral…

Comme je vous ai déjà mis en écoute mes deux préférées, voici donc deux autres extraits du premier album, fortement appréciés de mon voisin de gauche (non celui-là était parfait, suivez un peu!!), dans leur version live, et que j’ai découvert véritablement.

Fermez les yeux, prenez ma main, je vais vous guider dans la forêt des mal-aimés.

 

  Debout sur la tete

 

 

  Tel un seul homme

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Reims : Une fille de l'est...

Patricia les a chanté mais s'est cassée, les rémoises sont vraiment charmantes...

J'ai volé cette photo de Vanessa, une amie du fameux Jodi (celui qui m'invite si souvent à Reims et pour cause...), parce d'une, elle est trés belle (ça doit être génétique dans cette famille!!), et de deux, elle ne le sait pas mais elle a un léger problème d'image comparale au mien la demoiselle, ce qui me la rend éminemment sympathique.

En plus elle détient la plus belle paire de sourcils amovibles de France voir même du monde!!! Il parait, mais ce doit être une légende urbaine, qu'un de deux peut se déplacer jusqu'au milieu de son crâne...enfin il parait. Celui qui pense que les blondes sont fades se trompent lourdement.

Vous ne trouvez pas qu'elle ressemble un peu à Luvdivine Sagnier ? ....Non elle est mieux!!

 

Avis aux amis :

Comme je ne l'ai pas prévenu de la mise en ligne de sa bobine, la gentille damoiselle risque d'attenter à ma vie lors de ma prochaine virée en Champagne, donc si vous n'avez plus de nouvelles.....

VENEZ ME LIBERER DE SES GRIFFES!!!

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Reims - Hôtel Le Vergeur

 

Situé au coeur de la ville, l'Hôtel Le Vergeur est depuis 70 ans un musée privé. Installé dans un ancien hôtel particulier, classé Monument Historique, il présente une belle architecture de pierre et pans de bois du XIIIème au XVIème siècle.

C'est notamment la belle façade intérieure du jardin, d'époque Renaissance, qui retient l'attention avec sa décoration de frises et de médaillons à l'antique. L'immeuble a été maintenu dans l'état où il se trouvait du vivant de son propriétaire Hugues Krafft, mécène rémois qui consacra une grande partie de sa fortune à sa restauration après les dommages subis durant la Première Guerre Mondiale.

Le musée contient des collections de meubles, peintures, estampes et objets d'art ; il a été enrichi entre 1962 et 1965 de la remarquable donation des célèbres gravures originales sur bois d'Albrecht Dürer : L'Apocalypse et La Grande Passion (inacesible lors de notre visite!!). La visite des appartements offre en outre aux visiteurs de nombreux documents originaux sur les aspects de Reims autrefois.

 

Suite au legs d'Hugues Krafft, en 1935, l'Hôtel est devenu la propriété de la Société des Amis du Vieux Reims qui en contrepartie assure la conservation du patrimoine artistique que constituent l'immeuble et les collections et objets mobiliers qu'il contient

Horaires d'ouverture

Du 1er  juin au 31 août : tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h

En dehors de cette période : tous les jours de 14h à 18h

Fermé le lundi, les 1er  mai, 14 juillet et 1er novembre et du 25 décembre au 2 janvier.

Tarifs

Adultes : 3,90 € / Etudiants : 2,80 € / De 10 à 18 ans : 1 € / Moins de 10 ans : gratuit

Groupes adultes (à partir de 25) : 2,80 €/personne

Adresse : 36, place du Forum 51100 REIMS


Petit bémol les photos y sont interdites....

 

     

 

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Le pays d'Auge en quelques images...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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Un avant goût de Champagne...

 
 
Sous son porche exposé à tous vents,
il hypnotise du regard les passants.
Sur son visage un sourire passe,
comme un moment de félicité fugace.
Vous ne le savez pas encore,
mais il vous a jeté un sort.
Cet ange malicieux qui vous guette,
va laisser dans votre vie des paillettes,
qui vous grisent et vous gagnent
autant qu'une coupe de champagne.
 

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Muse au Parc des Princes

Samedi 23 juin 2007 :
15h15 : à deux pas du Parc des Princes : Une Laura radieuse, une Soleyn pétillante (enchanté de faire sa connaissance), un Nico avec la crête encore bien droite et un V.king légèrement surexcité, attendent sous un panneau sens interdit (accessoirement c'était un feu je sais!!). La foule est déjà dense et bigarrée, un poil plus jeune qu'à Bercy, un poil plus boutonneuse, un poil plus allergique au déodorant!!!
 
16h45 : après moults papotages, et les arrivées de Virginie (surveillante dans mon collège) et sa maman (moi aussi je voudrais bien emmener ma môman mais elle aime pas Muse, elle préfère Queen!!), de Géraldine (ma collègue de bureau),  sa meilleure amie, Soleyn (deux pour le prix d'une!!) et de Sylvie (une autre collègue du collège), ce dernier trio arrivant à 16h30, a eu bien du mal à nous rejoindre fendant la foule toutes poitrines dehors!!, nous voici parés pour le concert.
 
17h15 : Premiers mouvements de foules, la première barrière est franchie et un gorille mal embouché me donne un joli bracelet jaune en papier (au passage l'autocollant m'épile le poignet d'un ou deux poils), puis direction le seconde barrière où là c'est fouille sommaire : J'ai pas eu de chance, je suis pas tombé sur un vigile mignon et baraqué mais une camioneuse virile, il y en en avait qu'une et elle était pour moi!! On pénètre enfin dans le stade, et là .... on se sent peu de chose. La scène est là, cosmique et irréelle, quoique relativement sobre (!!!) Le plus dur reste à venir, une attente de près de deux heures sur un sol dur, essuyant quelques ondées passagères, et la cohabitation avec des primates grateurs de couilles (c'est fou ce que certains détails, ça et le genre braguette ouverte, sautent aux yeux quand on est assis par terre). Puis l'arrivée du dernier gentil membre de notre groupe dispersé dans le stade, Julien.
 
19h15 : Arrivée sur scène d'un groupe inconnu du bataillon "Biffy Clyro", ça braille au début, ça hurle mais on s'y fait vite et c'est finalement pas si mal, enfin pas pire que les Razorlight à bercy.
 
20h15 : Arrivée orchestrée d'Archive!! Je commence à me faire dessus, c'est quand même mon second groupe préféré. Leur musique laisse plus d'un ado "biactol" sceptique mais les voir sur scène est une confirmation : j'adore leur trip-hop-rock, il suffit de se laisser porter et puis ce chanteur à l'allure martial avec ses yeux bleus immenses, accompagne bien la musique hypnotique du groupe.... toutes ces bidouilles de synthé, ça me transporte moi!!... Et puis oser proposer "Light" qui dure 17 minutes et "Again" en 18 minutes, moi je dis il faut avoir des couilles pour faire ça devant un public qui n'est pas acquis à votre cause. Je sais qui j'irai voir la prochaine fois en concert...
 
21h15 : Sur le podium central, les confettis fusent en geyser, pour laisser apparaître le trio tant attendu, le délire commence. La magie du premier concert était encore enfouie quelque part dans ma mémoire, vite ragaillardie par les bras levés de partout, les cris hystériques des fans surexcités, embarqués pendant plus de deux heures de show et un Mattew Bellami qui sourit (ça change!!) et toujours aussi magistral que ce soit à la guitare ou au piano, et dont la maîtrise vocale n'est plus à prouver (rares sont les chanteurs à ne pas changer de tessiture en live, ça tombe bien c'est aussi la mienne!!!).
 
La sélection des titres était moins "pêchues" qu'à Bercy, le groupe s'étant aménagés une pause plus relaxe avec trois chansons plus calmes au 2/3 du concert. : 1 - Knights Of Cydonia / 2 - Hysteria / 3 - Supermassive Black Hole / 4 - Map Of The Problematique / 5 - City of delusion / 6 - Butterflies and Hurricanes / 7 - Microcuts / 8 - Hoodoo / 9 - Apocalypse Please / 10 - Feeling good / 11 - Sunburn / 12 - Invincible / 13 - Starlight / 14 - Man of mystery / 15 - Time Is Running Out / 16 - New born / / 17 - Unintended / 18 - Blackout / 19 - Bliss / / 20 - Plug in Baby / 21 - Stockholm Syndrome / 22 - Take a bow.
 
Festival de frissons, à chaque chanson "fétiche", féérie des lumières et des accords de guitare torturés et tonitruants, sur ces envolées lyriques grandiloquentes si chères à mon coeur, et fièvre intense et larmes aux yeux aux premières notes magiques de "Unintended" que j'ai chanté de tout mon coeur (pardon Julien si je t'ai cassé les oreilles!!) cette chanson a désormais une résonance toute particulière. Je vous avouerais que à cet instant j'ai pensé fortement à quelqu'un qui m'est de plus en plus cher....
 
Le fait d'aimé donne un sens vraiment particulier à cette chanson, d'où peut-être cette sensation de coeur qui semble se gonfler dans une poitrine soudain trop étroite, et d'explosion d'une myriade d'étoiles dans la tête, ce sentiment d'être enfermé dans ma bulle avec cette musique envoûtante jusqu'à l'autisme, et de ne chanter que pour une seule personne où qu'elle soit à ce moment là : Déconnection totale du réelle!!! Juste la main qui manque au creux de la mienne pour partager ce moment de pure félicité...
 

 
Un concert aux dimensions impressionnantes, un aller sans retour dans un univers propre : jets de fumée, de flammes, d'étincelles, jeux de lumière et écran géant derrière le groupe, ballons sur Bliss, puis acrobates volantes sur deux ballons géants.
 
Juste un son moins bon qu'à Bercy, je pense dû à la configuration du Parc, mais alors quel pied!!
 
 
Un Matt toujours aussi "british" (costume rouge, paillettes dans les cheveux et sur la guitare), un Dom toujours aussi "sexy" (qu'est-ce qu'il est beau sur grand écran!!) et un Chris toujours aussi discret!!
 
Deux trois ans cela va me paraître bien long jusqu'au prochain album!!!
 
 
 
 
 

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Ma nuit des musées 2007 : destination Louvre.


 

  

            

Quelques Photos encore d'un lieu qui m'émerveille chaque fois,

même si l'enchantement de la nuit des musées n'est pas aussi fort qu'à Rodin l'année dernière,

faute d'originalité certainement.

Des joyaux de la couronne non visibles (pour une fois que j'ai trouvé la galerie sans me perdre!!).

La frustration de ne pas pouvoir photographier ces Fra Angelico, Lippi, Boticelli, qui me supplient de les immortaliser à chaque fois. (cette fois ci ce ne sera pas moi qui me fera gronder par un gardien zélé). Mes plus sincères excuses à mes deux courageux accompagnateurs que j'ai saoulé abreuvé de commentaires personnels devant ces tableaux!!!

Tout est beau (ou presque) dans ce musée, les sols, les mur, les plafonds, riche à foison de son histoire propre et de celles racontées par les oeuvres.

J'en reviens tout de même satisfait d'avoir fait entrevoir à un ami que De Vinci a d'autres poils à son pinceau (vous avez déjà essayez de peindre avec des cordes d'arc vous?) que d'avoir uniquement peint ce petit sourire narquois (et horripilant) par le biais d'une vierge aux rochers (certes très sale) mais au combien magnifique et à l'accès bien mieux dégagé.

Autre bonne nouvelle : MON petit tableau de Veronese, qui habillerait très bien mon coquet studio,  dont j'avais parlé élogieusement ici (http://vking.mabulle.com/index.php/2006/09/11/2853-louvres-magique) est toujours a sa place : face à la sainte nitouche.

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Eglise Saint Léonard - Honfleur

Léonard, d’après la tradition et le récit imaginaire de sa vie, serait né dans une famille d’officiers de la cour du roi Clovis, à la fin du Ve siècle.

Très tôt, il obtint le privilège de visiter les prisonniers et de les faire libérer. Sa renommée alors grandit, on lui offrit de hautes charges qu’il refusa, préférant quitter la cour pour devenir disciple du Christ.

Parti pour installer son ermitage, non loin de Limoges et du tombeau de saint Martial, en bordure de Vienne, il y rencontre le roi d'Aquitaine venu chasser en ce lieu.

La reine, arrivée au terme de sa grossesse, ne put mettre au monde son enfant. Saint Léonard intercéda en sa faveur auprès de Dieu et obtint la délivrance de la mère et la vie sauve de l’enfant.

 

Le roi, par reconnaissance, lui offrit de nombreux présents qu’il refusa. Il accepta seulement le territoire de la forêt que son âne pourrait délimiter en 24 heures.

Il y édifia un oratoire en l’honneur de la Vierge Marie et de saint Rémi. Peu à peu de nombreuses personnes vinrent le voir et des prisonniers, délivrés par son intercession, lui demandèrent l’asile.

Saint Léonard serait mort un 6 novembre et enterré dans la chapelle qu’il avait fondée. Il est invoqué pour la délivrance des prisonniers et contre la stérilité des femmes.

 

 

Honfleur :

Le quartier Saint-Léonard surplombe la médiathèque et les locaux de l'Office de Tourisme et se distingue notamment par la présence de son imposante église, consacrée à ce même Saint-Léonard.

Des documents témoignent de l'existence de l'antique église à cet emplacement dès 1186.

Détruite lors de la prise de la ville en 1357 par les anglais, sa ruine fut complète en 1419 lors de l'attaque du comte de Salisbury. Reconstruite après la Guerre de Cent Ans, dans le style gothique, elle fut à nouveau anéantie par les protestants pendant les guerres de religion (1562). Il n'en reste aujourd'hui que la façade.

 

 

Les différentes campagnes de restauration et reconstruction expliquent, en partie, la rencontre de styles différents.

Son beau portail de style gothique flamboyant est, en effet, considéré comme une dernière expression de l'art médiéval (fin du XVe) tandis que son grand cadran d'horloge ainsi que son clocher octogonal, orné d'instruments de musique, datent du XVIIIe siècle.

Le reste de l'édifice date du XVIIe siècle, notamment le portail latéral, sur le mur du chevet, on peut, en effet, lire 1625.

 A l'intérieur assez dépouillé, quelques belles statues polychromes, des plafonds et des murs peints et ce superbe marbre de descente de croix qui "trône" au milieu d'un bas côté, échoué ici je ne sais pourquoi!!!

 

 

Le lavoir Saint-Léonard, qui borde l'église, date du XVe siècle. Ce lieu est propice à la rêverie, éloigné de l'agitation touristique du port, le silence y est perturbé  seulement par des oiseaux chanteurs et le clapotis de la fontaine...

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Cormeilles : village d'irréductibles normands

(Gramophone - Mr T)TITRE_IMAGE




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Voilà pour le petit aperçu des collines...

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Lisieux : Une basilique pour une sainte.

Non, je ne fais pas une crise mystique, juste que Lisieux est ma ville de naissance, située à 17 km de mon village d'irréductibles normands et que l'on soit croyant ou non, Sainte Thérèse a profondément marqué l'histoire religieuse du XXème siècle.
Joan Osborne - St Theresa

Statue marbre blanc ThéréseMarie-Françoise-Thérèse Martin a vu le jour à Alençon le 2 Janvier 1873. Elle est la benjamine des neuf enfants de Louis Martin, un horloger-bijoutier prospère, et de Marie-Azélie Guérin, qui décède le 28 août 1877. Thérèse est une enfant fragile, que ce drame a profondément marquée, malgré l’amour et l’attention dont elle est entourée. En 1881, les Martin s'installent à Lisieux.
Sa sœur Pauline entre au carmel de Lisieux en 1882. Thérèse, à 14 ans sollicite sa propre admission mais la supérieure la juge trop jeune. Pendant un voyage en Italie, après avoir visité Rome, au cours de l'audience accordée par le Pape aux pèlerins du diocèse de Lisieux le 20 novembre 1887, elle demanda à Léon XIII avec une audace filiale de pouvoir entrer au Carmel à l'âge de quinze ans. Les portes du carmel de Lisieux s'ouvrent finalement à elle le 9 Avril 1888.
Elle a 15 ans.
Thérèse s'attache à observer scrupuleusement les règles du carmel. En 1893, elle est nommée sous-maîtresse des novices. Sur ordre de Pauline, devenue prieure, Thérèse écrit sa propre biographie. Cependant, sa santé supporte mal la vie ascétique du carmel. Quelques mois après, le 3 avril, elle souffre d'une hémoptysie, première manifestation de la maladie. Thérèse doit demeurer alitée à l'infirmerie du couvent. Elle sera conduite ainsi à sa mort, qu'elle accueille comme une mystérieuse visite de l'Époux Divin.

TITRE_IMAGEElle entre alors dans une épreuve de la foi dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au cœur de l'Église.

Elle expire le 30 septembre 1897. «Je ne meurs pas, j'entre dans la vie», elle scelle ainsi une existence qui s'éteint sur la terre à l'âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde.


TITRE_IMAGELa publication de son autobiographie, en faisant connaître cet itinéraire spirituel simple et exigeant, bouleverse les chrétiens. Elle fut d'abord béatifiée le 29 Avril 1923 par le pape Pie XI. La célébrité de Sainte Thérèse amena des nuées de pélerins dans la ville de Lisieux. Les autorités religieuses décidèrent d'y construire une basilique en 1923. Idée qui rencontra bien des oppositions dans le clergé local. La ville possédait déjà de nombreux édifices religieux ; on estimait d'autre part que le culte de Thérèse, favorisé par la piété des poilus durant la guerre de 1914-1918, n'aurait qu'un temps.


TITRE_IMAGECes objections n'ont pas arrêté l'évêque d'alors. Dès 1925, il chargeait un architecte de Paris d'établir un avant-projet. Mais l'édifice proposé suscita de très nombreuses critiques ; à l'étranger notamment, on en trouvait les proportions exiguës et on estimait que, pour la Sainte la plus aimée du monde, il fallait la plus belle basilique possible. On demanda alors un nouveau projet à un architecte du nord de la France, Monsieur Louis-Marie Cordonnier, dont la réputation était internationale.
Le Pape Pie XI, qui avait canonisé Thérèse le 17 mai 1925 devant 500 000 pélerins, la considérait comme l'Etoile de son pontificat : Elle fut proclamée Patronne universelle des missions, le 14 décembre 1927, moins de vingt ans après sa mort. Le désir du Pape de construire un sanctuaire contribua à réduire les oppositions locales, et les premiers travaux commencèrent en 1929.


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La Basilique

Précédé d'un vaste parvis, le monument se trouve sur une colline, en limite de la cité qu'il domine de sa masse imposante. Grâce à la générosité des chrétiens du monde entier, le parvis, le chemin de Croix, la crypte et la basilique furent achevés et payés en moins de dix ans. Par ses dimensions, l'édifice, construit en béton armé et granit, se compare aux plus grandes cathédrales : longueur : 95 m - largeur du transept 50 m - largeur de la nef 30 m - hauteur du dôme 95 m - hauteur de la coupole 50 m hauteur des voûtes 37 m - superficie 4.500 m². L'édifice est en forme de croix latine, avec nef, chœur et transept. La croisée est surmontée d'une imposante coupole. Le volume intérieur est d'un seul tenant, sans nefs collatérales ni déambulatoire : du fait de l'absence de colonnes, tous les fidèles qui assistent aux offices (entre 3000 et 4000) peuvent voir sans être gênés. Le 11 juillet 1937, le Cardinal Pacelli, futur Pape Pie XII, procède à la bénédiction solennelle de la basilique. La basilique a peu souffert des bombardements de juin 1944, et les travaux d'achèvement (vitraux et mosaïques) ont continué jusqu'au 11 juillet 1954, date à laquelle eut lieu la consécration du sanctuaire

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Les autres jours, les pèlerins peuvent s'attarder sur les mosaïques et les vitraux qui ont été réalisés dans les ateliers de Pierre Gaudin (1908-1973) et retrouvé la grande tradition des maîtres-verriers du Moyen Âge : jouer avec la couleur des vitraux pour créer une lumière qui favorise le recueillement... Il suffit qu'il y ait un peu de soleil pour que les vitraux donnent à la basilique une ambiance particulièrement chaleureuse. Néanmoins, sous l'influence de l'abbé Germain, premier recteur du sanctuaire, l'artiste ne céda pas à son attirance pour l'art abstrait : sans faire de ses vitraux des tableaux de verre (comme les verriers du XIXe siècle), il conçut un projet figuratif, donnant ainsi à tous les pèlerins la possibilité de découvrir, à travers son oeuvre, l'essentiel du message de Thérèse.

 TITRE_IMAGELa Crypte

Alors que la décoration de la basilique supérieure exprime plutôt la gloire de Thérèse et son activité posthume, celle de la crypte exprime davantage les ressorts secrets de la vie spirituelle : sa foi profonde en l'Amour de Dieu et son désir de répondre totalement à cet Amour.
Longue de 50 m, large de 30 m, la crypte est entièrement recouverte de marbre et de mosaïques dans un style Art déco qui, si il est surprenant dans un édifice religieux, traduit très bien la modernité du personnage auquel il est dédié.



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Le campanile

Resté inachevé, il abritait les 43 cloches. La sonnerie de volée est composée de 6 cloches dont la plus grosse, le bourdon (9 000 kg) porte sa devise en bronze :"Je sonne l'appel des peuples à l'unité dans l'Amour" Depuis le 21 mai 2000, deux nouvelles cloches sont venues compléter l'ensemble du carillon en partie électrifié (25 cloches), en plus des marteaux manuels. Des ritournelles sont jouées aux heures et demi-heures et changent selon les périodes liturgiques. Ainsi doté de 45 cloches, le carillon de la Basilique de Lisieux, totalement chromatique et d'une grande qualité sonore, figure désormais parmi les plus beaux d'Europe.

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Clin d'oeil amical

Me rendant en mes terres
et voulant faire un geste suite à un échange amical
avec un animal hétérotherme, fraichement débarqué de Seattle
au chevet de sa  Bêtise à la santé vacillante mais au coeur vaillant,
je suis donc allé visité Sainte Thérèse en son temple.
Je n'y ai pas prié, juste écouté le silence, les murmures, les pas étouffés,
et regardé toutes ces bougies, dont une que j'ai posé.
Elle accompagnera mes pensées vers mes proches,
mes moins proches,
faisant le voeu pour eux du bonheur et de la santé...
Il ne tient plus qu'à eux, à moi aussi parfois de le réaliser, d'y croire et d'espérer...

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Paris - Notre-Dame

Odeurs d'encens et de sainteté,
de mythes mystifiant ou de mysticisme mythique,
si mes convictions ne sont plus très catholiques
j'ai toujours ce respect et cette fascination
pour la richesse architecturale et la grandeur des édifices religieux...
ou leur décadence (Cliquez ici et rendez-vous dans le jardin baroque pour vous expliquer cela).

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