Mercredi 7 Mai 2008
Sienne, l'éternelle rivale.
Par V.king, Mercredi 7 Mai 2008 à 23:45 GMT+2 dans Pérégrinations
"La vita va" - Baustelle
Un peu moins connue que sa rivale Florence, Sienne est immergée au cœur de la campagne toscane. Elle est l'incarnation de la ville médiévale : Ses habitants ont poursuivi à travers le temps un rêve gothique et ont su conserver à leur ville l'aspect acquis entre le XIIe et le XVe siècle. À cette époque, Duccio, les frères Lorenzetti et Simone Martini traçaient les voies de l'art italien et, plus largement, européen. La ville entière, construite autour de la Piazza del Campo, a été conçue comme une œuvre d'art intégrée au paysage environnant. Si Florence est le berceau historique de la Renaissance, Sienne, elle, est en elle-même une œuvre d'art..
Selon la légende, Sienne fut fondée par Senius et Aschius, fils de Rémus (la Louve romaine qui l'allaita est de ce fait devenue l'emblème de la ville). Ils fuirent la ville pour échapper à la fureur de leur oncle Romulus, sur deux chevaux donnés par Apollon et Diane, l'un blanc et l'autre noir. Ils s'arrêtèrent dans la vallée du Tressa et fondèrent une ville qu'ils baptisèrent du nom de l'aîné, Sienne (en latin Sena Julia). Le blanc et le noir devinrent alors les couleurs de la ville. Plus prosaïquement, Sienne fut fondée en tant que colonie romaine du temps de l'Empereur Auguste, sous le nom de Saena Julia. Les faibles informations quant à la période précédent sa fondation, suggèrent l'existence d'une communauté étrusque. Au Vème siècle, elle devint siège épiscopal. La ville se développe dès le VIIème siècle à l'époque des rois lombards. Au Xème siècle, la ville se retrouve au centre d'importantes voies commerciales qui menaient à Rome et, grâce à cela devint une importante ville médiévale.

Dès le XIIème siècle, une république indépendante y fut instaurée. Les Siennois, tout comme les Florentins et les Pisans, tiraient leurs richesses des activités de banque et de commerce, ce qui les plaçait en concurrence directe. A partir de la première moitié du XIIème siècle, Sienne prospère et devient un important centre commercial, entretenant de bons rapports avec l'Église ; les banquiers siennois étaient un point de référence pour les autorités de Rome, vers lesquels ils se tournaient pour des prêts ou des financements. À la fin du XII siècle, se ralliant à l'Empereur, les gibelins siennois s'opposèrent aux Florentins qui soutenaient le Pape. Elle devint alors l'éternelle rivale de Florence, ennemie par le fait des Médicis, ces derniers feront en sorte qu'elle ne fasse jamais d'ombre à la belle Toscane. Florence fut longtemps tenue en respect avant d'infliger une cinglante défaite en 1260, à la bataille de Montaperti. Sienne perdit la guerre lors de la bataille du Col du Val d'Elsa, en 1287, au plus haut de sa splendeur, tant économique que culturelle. Mais peu après ces événenements, une épidémie de peste qui emporta un grand nombre de Siennois, signa alors la lente décadence de la République siennoise. Sienne se soumit à Florence au XVIIIème siècle et fut incorporée au Grand Duché toscan.
Toutes les rues convergent vers la Plazza del Campo, cette fameuse place réputée pour le "palio delle contrade", la plus grande manifestation de Toscane (une spectaculaire course de chevaux montés à cru, qui voit s'affronter les "contrade" (paroisses et quartiers) de la ville deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août. Elle figure dans la liste du patrimoine mondial en Europe de l'UNESCO). La place éblouie lorsqu'on la découvre du haut d'une des rues qui y débouchent, puis étonne par son aspect en forme de coquillage rose. Elle abrite la belle fontaine de marbre « Fonte Gaia », originellement sculptée par Jacopo della Quercia, qui apporte fraîcheur et douceur, face à l'imposant Palazzo Publico du XIII et XIVème siècle (modèle du gothique siennois), massif hôtel de ville, bon pour résister aux coups de main et jeter les proclamations à la foule assemblée sur la place par ses fenêtres ogivales, voire certainement des corps d'hommes tués dans les séditions. Une bordure de créneaux le hérisse en guise de défense et d'ornement. A sa gauche, une tour gigantesque s'élève à une hauteur prodigieuse sa forme svelte et son double renflement de créneaux : la tour dite « torre del mangia » haute de 102m est panachée de pierre blanche.


Cette place est monumentale!! C'est un chef-d'œuvre architectural dont la forme concave est, aujourd'hui encore, unique au monde. Vu de haut, il s'agit en fait d'un éventail divisé en 9 parties (symboles du gouvernement siennois qui était composé de 9 membres). Tous les palais qui l'entourent reflètent la puissance de la ville publique et privée et confèrent à l'ensemble une atmosphère bien particulière. Grandeurs passées d'une ville qui contrairement à Florence semble avoir pleinement conscience de son patrimoine architectural.

Se perdre dans l'enfilade de ruelles ombragées alors que le soleil écrase les toitures ocre. Se laisser croire que cette ville inconnue me rappelle quelque chose... Bizarrement je ne m'y sens pas perdu même si je n'ai qu'une vague idée de la direction prise : Sienne peut-elle être mienne? Elle est difficile d'accès pourtant, haute perchée, coincée dans son carcan de murailles... relent d'un moyen-âge bien vivant. Ruelles étroites, sombres et sinueuses qui tiennent plus du boyau inquiétant ou du coupe-gorge, volées de marches à tout va sur des pentes rapides, mouvements de rue brusques, presque imprévisibles, intersections marquées de vierge à l'enfant, contreforts qui visent le ciel pour soutenir des maisons monumentales aux ombres portées sur les pavés : Sienne est un bijou minéral qui regorge de secrets.

Alternance d'ombres et de lumières, mes pas sont guidés vers la cathédrale Santa Maria Assunta (Notre Dame de l'assomption), ou Duomo di Siena au parvis écrasé de soleil. Façade de marbres blanc, noir et rouge, trois portails à décors sculptés très fins sur les colonnes et les architraves, campanile en marbre noir et blanc à base hexagonale romane et à lanterne polygonale, parvis accessible par un escalier à volée de marches qui donnera son nom à l'hôpital qui lui fait face (Santa Maria della Scala).... Piété ostentatoire, dévotion à saint-luxe, priez pour lui... mais dieu qu'elle est magnifique cette cathédrale!!

Edifiée entre le XIIème et le XIVème siècle, elle est admirable par ses contrastes en mosaïques de marbre, ses fresques et sculptures de Nicola Pisano, Donatello et Michel-Ange. Comme une trace flamboyante du gothique italien, elle domine la ville. Sa façade est édifiée selon les dessins de Giovanni Pisano entre 1284et 1299, ses travaux interrrompus à cause de la peste de 1348, sont repris ensuite dès l'abandon du projet initial qui ne pouvait aboutir par son ampleur démesurée. On trouve trace de ce gigantisme non abouti dans le facciatone, un des murs, en arcade, élément porteur laissé sans objet. Avec cette nef, restée inachevée, elle serait devenue la plus grande cathédrale chrétienne.

Mais la façade aux sculptures fines et aux magnifiques peintures est un avant goût de se que nous réserve l'intérieur de cette immense cathédrale aux pavements de mosaïques de marbre, aux fresques murales lumineuses et aux sculptures de Donatello et Michel-Ange entre autre. L'impression est incomparable; une fleur gothique spectaculaire, exubérante et chatoyante; un pavé et des piliers de marbre noires et blanches, une légion de statues, un mélange naturel de formes gothiques et de formes romaines, des chapiteaux corinthiens qui portent un labyrinthe d'arceaux dorés et des voûtes azur constellées d'étoiles.



Quand vous aurez fini de lever les yeux éblouis et que vous daignerez regarder où vos pieds sont posés, vous verrez que vous marchez sur une bible de minérale!! Les mosaïques de marbre qui décorent le pavement du Dôme illustrent, le parcours de la Rédemption en se basant sur des sources, des thèmes et des sujets du monde classique, de l'Antiquité et du Nouveau Testament. Les 3 000 m² du sol de l'église sont entièrement recouverts de 37 panneaux en graffiti ou marqueterie de marbre. Réalisés sur plusieurs siècles mais pour l'essentiel entre 1360 et 1550, ils sont l'œuvre d'une cohorte d'artistes célèbres ou anonymes (Beccafumi, Pinturicchio, ...), l'ensemble est d'une extraordinaire cohérence iconographique, et d'une beauté à couper le souffle.

Sous le dôme trône une magnifique chaire... une telle chaire de pierre ne laisse pas de marbre!! Une œuvre de Pisano : colonnes de porphyre et marbre vert (quatre reposent sur des lions), arcs trilobés et sept panneaux racontant des épisodes de la vie du Christ.

(détail du plafond)
Enfin en cherchant bien vous accéderez à la bibliothèque Piccolomini pour voir les très belles fresques du Pinturicchio et son atelier. Elles content avec talent et allégresse la carrière fulgurante du siennois Elea Piccolomini (1405-1464) plus connu sous le nom de Pie II. Elle contient également une très belle collection en vitrine d'antiphonaires.



Dans cette ambiance silencieuse si particulière, les yeux s'écarquillent et les bouches s'ouvrent d'admiration béate : il est si facile de se laisser émerveiller par cette débauche d'œuvres d'art où l'œil s'égare volontiers. Que serait cette cathédrale si les plans d'origine avaient été respectés? Le seul vestige du gigantisme est le facciatone, pan de mur en arcade, élément porteur laissé sans objet et absorbé depuis par le Museo dell'Opera Metropolitana del Duomo, musée de l'Œuvre de la cathédrale comportant des sculptures originales de la façade où se tient une exposition permanente sur le peintre Duccio.



Certes, les sculptures originales de la façade de la cathédrale, dont plusieurs statues de Giovanni Pisano sont très endommagées, mais laissent envisager le lustre d'antan. Au premier étage de ce musée, une salle entière est réservée à "La Maesta" (vierge peinte de 1308 à 1311) de Duccio, le fondateur historique de l'école siennoise. Ce retable (1309-1311) réalise la fusion parfaite de l'art byzantin et du lyrisme gothique. L'œuvre provoqua un tel enthousiasme parmi les contemporains que son transport de la maison de l'artiste à la cathédrale donna lieu à des réjouissances publiques. Aujourd'hui encore elle reste une fierté de la ville. Au second, nombreux tableaux et sculptures, mais surtout un petit escalier en colimaçon, très étroit, puis escarpé, permet d'accéder à la terrasse du musée qui offre un panorama exceptionnel sur toute la ville : la piazza del Campo vous apparaîtra dans toute sa dimension et vous apercevrez au loin, par-delà les toits de Sienne, la merveilleuse campagne toscane.

Redescendre vers le sol, retrouver la terre ferme, laisser s'évaporer l'ivresse du vertige, s'imprégner de la beauté des choses : Sienne a les tonalités chaudes de la couleur qui porte son nom.























ll y a trois ans, il était un nouveau venu méconnu. Aujourd'hui, Pierre Lapointe est perçu comme l'un des fers de lance de la jeune génération d'auteurs/compositeurs du Québec. Mais qu’ai-je fait de tout ce temps, moi qui ne l’ai découvert que cette année? Je n’aime pas trop en général me retrouver dans la position du fan transi qui aligne les superlatifs, sans recul apparent, pour décrire la musique de mes artistes fétiches…. Bon si, je l’accorde je l’ai déjà fait pour Muse et j’ai la même attitude avec Archive!!
En clair que du bonheur ! Certes un petit regret que ce ne soit Daphné qui fasse sa première partie (comme à la Cigale) et là pour le coup « mourir d’un œil » en live, j’aurais été je pense à ramasser à la grosse cuillère… non!! À la place une blonde à la voix de militaire en retraite, Barbara Carlotti, sans rire, un timbre si grave et profond, qu’il en est troublant, et des chansons gentilles, et une ou deux vraiment bien, le tout dans une atmosphère simpliste et intimiste!!! Au passage j’ai outré mon voisin de droite en osant lui demander le nom de l’artiste… on choisit pas toujours son voisin , en l‘occurrence sur ma droite, il était charmant mais « mal-embouché » (enfin, d‘habitude dans le train je suis abonné aux vieilles!!)


Le musée contient des collections de meubles, peintures,
estampes et objets d'art ; il a été enrichi entre 1962
et 1965 de la remarquable donation des célèbres
gravures originales sur bois d'Albrecht Dürer : L'Apocalypse
et La
Grande Passion (inacesible lors de notre visite!!).
La visite des appartements offre en outre aux visiteurs de nombreux
documents originaux sur les aspects de Reims autrefois.










17h15 : Premiers mouvements de foules, la première barrière est franchie et un gorille mal embouché me donne un joli bracelet jaune en papier (au passage l'autocollant m'épile le poignet d'un ou deux poils), puis direction le seconde barrière où là c'est fouille sommaire : J'ai pas eu de chance, je suis pas tombé sur un vigile mignon et baraqué mais une camioneuse virile, il y en en avait qu'une et elle était pour moi!! On pénètre enfin dans le stade, et là .... on se sent peu de chose. La scène est là, cosmique et irréelle, quoique relativement sobre (!!!) Le plus dur reste à venir, une attente de près de deux heures sur un sol dur, essuyant quelques ondées passagères, et la cohabitation avec des primates grateurs de couilles (c'est fou ce que certains détails, ça et le genre braguette ouverte, sautent aux yeux quand on est assis par terre). Puis l'arrivée du dernier gentil membre de notre groupe dispersé dans le stade, Julien.

Le fait d'aimé donne un sens vraiment particulier à cette chanson, d'où peut-être cette sensation de coeur qui semble se gonfler dans une poitrine soudain trop étroite, et d'explosion d'une myriade d'étoiles dans la tête, ce sentiment d'être enfermé dans ma bulle avec cette musique envoûtante jusqu'à l'autisme, et de ne chanter que pour une seule personne où qu'elle soit à ce moment là : Déconnection totale du réelle!!! Juste la main qui manque au creux de la mienne pour partager ce moment de pure félicité...







Léonard, d’après la tradition et le récit imaginaire de sa vie, serait né dans une famille d’officiers de la cour du roi Clovis, à la fin du Ve siècle.
Le roi, par reconnaissance, lui offrit de nombreux présents qu’il refusa. Il accepta seulement le territoire de la forêt que son âne pourrait délimiter en 24 heures.
Honfleur :
Les différentes campagnes de restauration et reconstruction expliquent, en partie, la rencontre de styles différents.
Le lavoir Saint-Léonard, qui borde l'église, date du XVe siècle. Ce lieu est propice à la rêverie, éloigné de l'agitation touristique du port, le silence y est perturbé seulement par des oiseaux chanteurs et le clapotis de la fontaine...
Marie-Françoise-Thérèse Martin a vu le jour à Alençon le 2 Janvier 1873. Elle est la benjamine des neuf enfants de Louis Martin, un horloger-bijoutier prospère, et de Marie-Azélie Guérin, qui décède le 28 août 1877. Thérèse est une enfant fragile, que ce drame a profondément marquée, malgré l’amour et l’attention dont elle est entourée. En 1881, les Martin s'installent à Lisieux.
Elle entre alors dans une épreuve de la foi dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au cœur de l'Église.
La publication de son autobiographie, en faisant connaître cet itinéraire spirituel simple et exigeant, bouleverse les chrétiens. Elle fut d'abord béatifiée le 29 Avril 1923 par le pape Pie XI.
La célébrité de Sainte Thérèse amena des nuées de pélerins dans la ville de Lisieux. Les autorités religieuses décidèrent d'y construire une basilique en 1923. Idée qui rencontra bien des oppositions dans le clergé local. La ville possédait déjà de nombreux édifices religieux ; on estimait d'autre part que le culte de Thérèse, favorisé par la piété des poilus durant la guerre de 1914-1918, n'aurait qu'un temps.
Ces objections n'ont pas arrêté l'évêque d'alors. Dès 1925, il chargeait un architecte de Paris d'établir un avant-projet. Mais l'édifice proposé suscita de très nombreuses critiques ; à l'étranger notamment, on en trouvait les proportions exiguës et on estimait que, pour la Sainte la plus aimée du monde, il fallait la plus belle basilique possible. On demanda alors un nouveau projet à un architecte du nord de la France, Monsieur Louis-Marie Cordonnier, dont la réputation était internationale.

La Crypte
