V.king

 

A chacun son dragon...

 

Il est tard... ou tôt, c'est selon. L'aube est proche mais ne parvient pas encore à pâlir le ciel de pleine lune. Il est loin le temps où j'adressais à sa face ronde, en marchant sous sa lumière diaphane, des prières muettes et insensées. Il est tard et les rues sont désertes, vidées des noctambules, une fois passé les grandes avenues. Je rentre seul. Une fois de plus, rituel immuable. Mains dans les poches et tête rentrée dans les épaules.

Mes vieux démons sont revenus. Ils me harcellent depuis quelques semaines. Revenus à mes côtés, brulants et plus actifs, plus vifs que jamais. Leur feu, d'une ardeur nouvelle me consume, me brûle, marque mon esprit au fer rouge. Réduit en cendre, le peu de confiance gagné!! Ils ont rarement été aussi présents... aussi cruellement présents. Peut-être aussi, peut-être surtout à cause lui....Celui qui depuis des mois est relégué  dans un coin de mon cerveau. En faisant semblant de feindre un bonheur de vivre, en cachant une réalité troublante, j'ai réveillé la bête.

Tomber amoureux de quelqu'un qui ne vous conçoit que comme un ami, ne vous verra jamais comme un "amant potentiel" revient à s'auto-flageller, à se soumettre volontairement à la torture mentale. Il est beau, intelligent, sensé, sensible et sensuel. Un être doux et adorable... mais pas pour moi. J'ai bien compris aux distances dont il s'entoure, qu'il m'a cerné, et qu'il ne veut pas me blesser. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Mes démons sont là pour me rappeler qu'à se croire capable de séduire n'importe qui, on finit bien seul dans la nuit, face à soi, pour affronter une réalité qui fait mal. 

Oui, il est tard, je me sens moche, et puis quoi?  Je ne vais pas me laisser bouffer par ce dragon de laideur imaginaire, ce serait renié ceux à qui j'ai plût. Ce serait accorder bien trop d'importance aux piques acérées et perfides de certains plus malades que moi, dont le centre d'intérêt ne tourne qu'autour de leur tour de taille. 

1 commentaire - aucun rétrolien

Je m'oublie, tu m'oublies, il m'oublie...

J’ai besoin de m’oublier, pour tenter d’effacer le mal que je me fais.

Retrouver une estime défaillante, assiégée par les doutes et cernée d’échecs induits répétitifs. J’ai volontairement et longtemps voulu ignorer certains jugements sévères, hâtifs et injustes, fait de péroraisons pontifiantes et d’élucubrations bancales. Comme un chant de sirènes l’avis d’autrui m’a guidé mais je constate aujourd’hui qu’il m’a maintenu à terre au lieu de m’élever. Je pense hélas qu’il est plus facile de chercher à ôter la paille de l’œil du voisin quand sa propre vision des choses (et de soi) est fortement altérée par un ego de la taille d’une poutre. Oui, j’ai souvent fait cette erreur, et m’en suis fait détesté. Je ne me leurre pas, je suis humain et la referais.

Je suis un être autonome aux influences multiples et comme certains chevaux rétifs j’ai tendance à fuir, apeuré par un lien qui me contraindrais à m’aliéner. Mes airs de saint-bernard ne font pas de moi un toutou fidèle qui donne la patte quand on lui donne un sucre. Oui je suis buté, borné, obtus, tout ce que vous voulez …La patience est une vertu et je reconnais que tenter de m’aimer est un sacerdoce !! Je suis pour le moment encore un gosse jeune et inconstant, inconscient en apparence, mais capable comme tout enfant de faire preuve de maturité, je suis triste et gai, insouciant et mélancolique…

Peut-être finalement suis-je mûr pour un CDI (célibat à durée inderminée) ? ou pour adopter un chien?

7 commentaires - aucun rétrolien

Tourner encore une page du journal de bord...

"Get out - Archive" 

Dans ton silence forcé, j'ai navigué sans amers. Déboussolé, j'ai perdu mes repères, j'ai perdu pied, écrasé par ce qui m'est apparu comme de l'indifférence, voire du mépris .

Pourtant, je me suis exposé à toi comme un homme. L'âme à découvert, corps et coeur à nu.

Je t'ai confié mes secrets, mes rêves les plus intimes, et si ces mots sont dénués de sens aujourd'hui, la faute au lien rompu, ils résonnent encore en moi à l'infini et auraient pu me plonger dans l'abyme tant j'ai été désarçonné. J'ai dérivé au gré du courant variable de ma mélancolie, me suis retranché sur une plage de solitude où j'ai choisi d'échouer pour carèner, digérer ce nauffrage, m'ancrer dans ma réalité ...laisser le temps à l'oeuvre car les amarres amères ne sont pas bonnes conseillères.

J'aurais du me méfier, mais je n'ai écouté personne en fonçant toutes voiles dehors, inexorablement attiré par le chant des sirènes... mais surtout abusé par de trop douces paroles, allant bien au-delà de ta pensée.... et que tu ne devrais plus prononcer, ne serait-ce que par respect d'autrui.

On a le droit d'être jaloux que quand on aime et quand on se laisse aimer en retour. Sinon ce n'est que jalousie malsaine et non fondée : l'autre n'est pas ta propriété! Qu'ai-je été pour toi, à part une marionnette à désarticuler, de celle qu'on exhibe fièrement pour sauver les apparences et jouer la comédie du bonheur partagé? Une vie en trompe-l'oeil, un miroir aux alouettes où l'on ne se remettra jamais en cause puisque ce qu'on y voit est déformé!!!

Naif, j'ai cru pouvoir pardonner mais je me suis retrouvé à me ronger devant ton évidente lâcheté. Tu t'es enfui comme l'enfant qui a peur de se faire gronder. Je t'ai tendu la main dans une geste désespéré, tremblant comme face au chien dont on ne sait s'il va l'attaquer ou s'y frotter... tu l'as dédaigné.

La seule chose que je me reproche aujourdh'ui est de t'avoir aimé trop vite...Le schéma est bien établi, l'approche était juste tellement différente, le grappin si bien enrobé, que je n'ai pas vu les mailles du filet pourtant si évidentes.

Sans honte, j'estime que tu ne m'a jamais mérité, plus occupé à me jeter de la poudre aux yeux qu'à réellement écouter, et cette place que tu disais m'avoir faite n'a jamais réellement existé. L'amour te fait fuir, te fait baliser? Et bien pars donc...On arrive toujours à trouver la force de vaincre nos peurs quand on s'aime... Encore faut-il s'en donner la peine.... encore faut-il se laisser cette chance, et tenir le cap. La mer est si belle....

6 commentaires - aucun rétrolien

Comme une ombre...

 
The swell season

  

Je serais l'éternel absent aux yeux de celui qui captive les miens, j'aimerais qu'ils soient le miroir de mon regard alors que je n'y vois rien...

Je saurais être une ombre bienveillante, juste bienveillante, sans aucun artifice ni aucune arrière-pensée, juste ce qu'il faut de sacrifice pour ne pas être démasqué. Je tapirais mes désirs derrière un mur de dents blanches et mes désillusions recouvertes sous un crépi d'humour bravache ; et surtout qu'aucun sentiment ne s'épanche, qu'ils restent bien à l'abri de leur cache. Les yeux s'aimantent toujours, les peaux sans cesse s'appellent, sauf si un coeur fait le sourd quand l'autre l'interpelle.

Je passe des heures d'insomnies à m'agiter dans des bras, qui ne sont que mes draps qui s'entortillent autour de moi, des instants de semi-conscience passés à cogiter, sur ma vie et le sens à lui donner. Je tourne en rond dans ce crâne qui bouillonne, une foule de problèmes aux solutions brouillonnes, qui me tiennent éveillé et las, par leur absurdité crasse. Je m'accroche toujours plus fort à ce pauvre oreiller, dans cette mer de dépit comme à une bouée.

 

Nuit blanche, matin blême, teint de cendre pour un coeur nu, la solitude n'a pas de couleur et semble mon seul salut.
Comme une ombre errante amie, à côté de ta peau, à côté de ta vie, je resisterais à la douceur et à l'envie.
 


3 commentaires - aucun rétrolien

Le seigneur de l'ombre...

Touché par la grâce d’un éphèbe empoisonné,
captif du despotisme aveuglé de son miroir,
mon morne monde tapissé de doutes l’a rebuté.
Il a mis ma lumière intérieure sous  l’éteignoir.

Mon univers est  désolation et isolement.
J’habite, en outre,  une tombe, un pays de lamentations,
là où les mots se meurent de devenir insignifiants
et les amants se murent dans l’incompréhension.

J’ai l’ombre pour couronne et l’amertume pour maîtresse
elle me guide dans les dédales retors et mal pavés,
des intentions bestiales de mâles en manque d’ivresse,
toujours à l’affût de chair bien fraîche et de nouveauté.

Je suis le seigneur  de l’obscure mélancolie,
j’ai mis des mots sur mon mal et laissé couler de l’eau.
Dans le silence imposé la source s’est tarie.
J’émerge de mes brumes opaques …et je souris.

 

 

6 commentaires - aucun rétrolien

Quand le coeur parle...

Il y a un peu plus d'une semaine, ma mère m'a appelé en catastrophe au bureau, choquée, pour me prévenir de l'hospitalisation en urgence de mon père suite à un malaise cardiaque.
Il s'avère après examen qu'il a une infection pulmonaire grave (les poumons remplis d'eau) et un clapet du coeur ne fonctionne plus... Une semaine en service de soins intensifs, une semaine d'attente dans des couloirs asseptisés, suspendue aux lèvres de médecins très avares de diagnostics, syndrome latent d'un manque de communication dans ces usines que sont les CHU. Ma mère m'a, de ce fait, déconseillé de revenir le week-end dernier, puisque les visites étaient interdites, même à la famille proche.
Bref, chaque fois que j'ai ma mère au téléphone, je sens son épuisement moral et physique, son désarroi, son impuissance. Suite à un rendez-vous avec le médecin-chef hier, elle m'apprend aujourdh'ui que l'infection pulmonaire est enrayée, mais que le transfert vers un hôpital plus proche est différé parce les médecins ont oublié (sic!!) de poursuivre son traitement d'anti-dépresseurs, qui a provoqué un phénomène de démence. Il est actuellement pieds et poings liés sur son lit, en attente d'une moindre rémission pour transfert à l'hôpital de Trouville, où une double opération du coeur l'attend... sans indication aucune que celui-ci tienne le choc.
Voilà pourquoi un silence d'une semaine, car même si je ne suis pas "proche" de mon paternel, il reste mon père, cet être que, sans avoir vraiment su aimé, je n'ai jamais réussi à détester.
J'ai peur aujourd'hui de rentrer car une fois de plus je sens une attente vis-à-vis de moi, certes légitime, d'être celui sur lequel on se repose sans avoir le droit de faillir. Des années durant j'ai été ce roc, difficile à croire quand on lit mes mots sur ce site.. ces mots qui ne sont que des pensées intimes cloisonnées trop longtemps et qui ont trouvé ici où s'épancher naturellement sans dissimulation. Il va me falloir être fort et tenir au moins jusqu'au retour, dire à ceux qui m'entourent que je vais bien, même si ce n'est pas vrai...où pourrais-je ailleurs qu'ici laisser parler mon coeur sans avoir peur d'être juger?

6 commentaires - aucun rétrolien

Songe d'une nuit d'été...

Oui, d'une nuit d'été, parce que jusqu'à preuve du contraire nous sommes encore en été,  et n'en déplaise à cet auteur anglais quasi inconnu qui m'a piqué l'idée du titre de ce post!! Non mais!!

 Il était blond, il était beau, il sentait bon le sable chaud.. ah non c'est pas de celui là dont j'ai rêvé...

Celui que je n'attends plus... enfin que j'attends quand même un peu.... bon que j'attends avec impatience en faisant semblant de pas l'attendre histoire de berner les esprits supérieurs qui nous traitent comme des marionnettes, j'ai nommé seiya de pégase et yoga du cigne.... Esprit du verseau es-tu là? (voix gutturale : Non je suis dans la salle de bain comme mon nom l'indique!!), oui ça va beaucoup mieux et vous?

Alors là, je m'arrête deux secondes pour préciser que le verseau, comme son nom l'indique, est un signe d'air!! De cet air qui souffle sur les braises pour attiser le feu, ou bien qui vous file entre les doigts pour mieux revenir vous taquiner, ou de celui courant d'air qui vous claque la porte à la tronche... Ceci étant dit continuons...

Revenons à cet être imaginaire puisque quasi-parfait... Il était brun, blond, roux ou chauve, qu'importe!! Grand, moyen, petit, de ma taille, est-ce vraiment important? De partout et de nulle part, de tous les dieux par tous les diables, il est beau à mes yeux parce qu'il a son charme propre à faire fondre ces glaces qui m'entourent.

Il me caresse, me caline, me serre fort et souvent. Il ne cherche pas à me juger mais à me comprendre. Il sait sentir quand j'ai besoin de lui physiquement ou affectueusement, ou les deux. Il ne cherche pas à me changer, mais cherche seulement à m'aider pour être mieux. Il ne cherche pas à me dompter, seulement à m'apprivoiser. Il m'apporte le calme quand je suis tempête, a l'effet du foehn sur mes humeurs diluviennes et souffle un vent de folie quand j'ai la placidité d'un lac. 

Il me fait rire, sourire, m'émeut surtout... fait de ma vie un champagne qui m'enivre et me tourne la tête...

 

Où qu'il soit, faudrait qu'il se magne avant que ma méditation prolongée ne me transforme en Boudha et les ravages du temps en boudin...

 

un boudhiste athée... pardon haté voilà ce qu'il me faut!!! :-)

5 commentaires - aucun rétrolien

L'empreinte d'un instant volé

J'ai tenté de capturer l'empreinte sensuelle,

d'ébaucher les contours de son intimité,

d'étancher cette soif de plaisir charnel,

pour faire de ce moment un instant volé.

 

J'ai manié avec douceur les émotions furtives,

la main est le pinceau qui trace les contours

et esquisse sur la peau les perspectives,

qui forme le fond de ce tableau d'amour.

 

Elle dessine sur la toile abandonnée,

de longues arabesques émouvantes,

qui animent peu à peu les membres déliés,

d'un geste précis, d'une caresse aimante.

 

Les couleurs et les corps se confondent,

hanches soudées et bras qui se serrent,

semblent capter la lumière qui les innonde,

les isole au plus feutré de leur univers.

 

Mais une empreinte ne peut être éternelle,

elle retourne à l'origine, s'efface au temps,

elle évoque pourtant la grâce d'un « Raphaël »

et ne reste qu'un souvenir doux et pénétrant...

 

aucun commentaire - aucun rétrolien

Un au revoir...

Un au revoir sur un quai de métro ce n'est jamais bien gai, surtout quand on sait que le mois à venir va se trainer jusqu'au retour sur Paris, et les jours vont s'étirer de coups de fils en sms, tout ça pour prendre réellement conscience de l'importance prise par une personne qui m'était totalement inconnue il y a encore deux mois et demi.

Un regard triste sur un pauvre sourire de chaque côté d'une vitre sale de la rame d'un métro... un soupir qui enfle, une digue lacrimale à deux doigts de céder. Un grand nigaud, celui qui reste sur le quai désert, qui se sent tout ridicule, la main vide, le coeur gros et les yeux humides : Petit nuage noir au-dessus de ma petite tête soudain vide de pensées cohérentes!! 

Je sais que ce n'est que temporaire mais tu vas énormément me manquer tout de même.

Tout à commencé avec "stay" des shakespear's sister, qui reste une de mes chansons préférées (incorrigible midinette que je suis), sur ce blog et ailleurs, je me suis méfié parce que la vie a fait de moi quelqu'un de méfiant, j'ai "laissé le pied derrière la porte entrebailée", près à te la claquer au nez à la moindre incartade, depuis des verrous ont sauté,  alors je leur dois bien ça :

 

Shakespear's sister - Black sky

aucun commentaire - aucun rétrolien

A butterfly under a Rainbow...

Des papillons sous les semelles, dans les yeux et la tête, un arc-en-ciel dans la grisaille parisienne,

des mots que j'aimerais te dire mais qui m'envahissent et me submergent tant, qui font peur,

La papillon, terrorisé par sa flamme, craint en l'approchant de trop près de s'y brûler le coeur,

 alors il te regarde, hypnotisé par ta voix, tes mots et tes mains que je serre dans les miennes.

 

 

 

 Vanessa paradis - Over the Rainbow

aucun commentaire - aucun rétrolien

Reflexion imparfaite

Je me vois souvent en toi, comme au travers d'un miroir. je te ressemble sans te ressembler, nous sommes pareils mais différents.
 
Je te déteste comme je t'aime, tu m'indifféres et m'interpelles, m'intrigues et m'exaspères. Tous ces sentiments que j'ai aussi pour moi... Je m'aime aujourd'hui comme je t'aime, peut-etre ce reflet de moi-même n'est-il qu'une projection psychologique? Je ne veux même plus chercher à comprendre...
 
D'un même sang, deux êtres en sens opposé s'interdisent de s'apprécier. On se respecte, tout est sous contrôle, et doit le rester. J'ai passé des heures introspectives à chercher le pourquoi du comment, à me demander en quoi j'avais mal fait et pourquoi les paroles étaient si dures à échanger.
 
Je sais ta fierté de mon parcours là où tu as toi-même échoué, par ces autres qui te connaissent mieux que moi. Serais-tu fier si tu savais que ton fils ne te donnera pas d'héritier? Nous sommes trop fiers, jusqu'à l'orgueil qui nous laisse derrière nos retranchements. On s'observe en chien de faience, on a perdu le temps de s'aimer à cette guerre de tranchées sans engager les hostilités. On a gâché... Ai je encore le goût et l'envie aujourd'hui d'attendre un sourire, un regard complice ou une marque de tendresse que je n'aurais jamais? Non, le lien se rompt, le fil s'est cassé, le temps se suspend.
 
Je me vois souvent en toi, comme au travers d'un miroir. Je te ressemble sans te ressembler, nous sommes pareils mais trop différents.

5 commentaires - aucun rétrolien

Les amants

Ils échangent à force de regards complices

une tendresse muette aux autres mais appuyée

par ces sourires entendus sans artifice

qu'eux seuls pensent pouvoir interprêter

 

Leurs mains, constamment, se cherchent pour se frôler

elles se serrent, se delient, se retrouvent encore

sevrées d'une peau toujours trop tot quittée

elles sont l'unique jonction de leurs deux corps

 

Et ils vont se quitter  sur le bord d'un quai

une joue effleurée du revers de la main

des doigts qui s'égarent sur la fossette creusée

derniers gestes intenses qui les laissent à leur faim

 

Indiférents même aux regards de travers

prêts à gouter la saveur d'un dernier baiser

l'au revoir, pour une nuit sans partenaire

ils partent alors et s'abandonnent à regret

 

La nuit, rien pourtant que ce vide à serrer

chacun rêve de retrouver l'autre et ses lèvres

pour rassasier sa bouche et son corps, frustrés

leurs sommeils solitaires se joignent dans la fièvre

12 commentaires - aucun rétrolien

Mon Jardin secret

C'est un coin de verdure

Privé de quatre murs

A l'écart des curieux

Pour ne pas faire d'envieux

C'est mon endroit volé

Fruit d'un travail forcé

J'entretiens le mystère

Sur un lopin d'éther

 

Dans mon jardin secret

Poussent des rêves en bouquets

Que j'offre à la volée

à quelques initiés

 

A l'ombre de mes cils

Les cauchemars se défilent

Sur le ciel nuageux

De mon regard gris-bleu 

Je les laisse volontiers

Dans la jungle à l'orée

Peuplée de songes hurleurs

répugnants à faire peur

 

Dans mon jardin secret

J'élève des rêves cachés

Qui se laissent deviner

Quand on cherche à m'aimer

 

Refuge de toutes saisons

J'y pousse avec passion

des longues plaintes carnivores

Dévoreuses d'intérieur 

A l'abri des regards

Je cultive avec art

Un massif de fleurs bleues

Sensible aux vents haineux

 

Dans mon jardin secret

Grandissent des rêves muets

Qui peuvent très bien parler

quand on veut écouter

 

Ces intrus délétères

Qui crachent sur mes parterres 

Je repousse leurs assauts

D'une pirouette de mots 

Soldats de rhétorique

Qui manient bien la pique

C'est une parade rusée

Au désordre ordonné

 

Dans ce jardin secret

Reste le rêve inavoué

Un jour d'y amener

L'autre tant espéré...

3 commentaires - aucun rétrolien

Peut-être que j'ai....

 Pour P.

 

Comment traduire la tristesse de quelques mots gentiment amenés mais dont la portée blesse puisque qu'ils nous ont séparés, ce malgré le tact que tu as démontré. Je t'avouerais que quelques larmes ont été versées, et il y a longtemps que cela ne m'était arrivé, peut-être que j'ai....

J'ai entr'aperçus le soleil dans ton sourire immense pendant quelques jours. J'en garde encore le souvenir, de sa chaleur, de sa luminosité : j'ai cru m'en réchauffer à m'exposer ainsi à tes éclats de rires communicatifs, je n'en ai que plus froid maintenant, peut-être que j'ai....

L'homme idéal n'existe pas puisqu'il est subjectif mais on arrive toujours, vaille que vaille, a en projeter des bribes dans un être qui nous séduit, nous plaît : Où s'est rompu le charme? N'a-t-il jamais opéré? Je me suis fait volontairement aveuglé peut-être parce que j'ai....

J'essaye de m'en allé sans me retourner puisque qu'il me faut rester digne et droit, et respecter ce voeu dont j'approuve l'honnêteté. Nous nous reverrons peut-être ou peut-être jamais, qui le sait? Lequel de nous deux est le plus insaisissable? Oui, peut-être trop vite, peut-être que j'ai....

Ma gorge reste encore nouée comme elle l'était quand tu m'as parlé, je n'ai pu me défendre. D'ailleurs ton choix n'était-il pas déjà fixé? Plus que des mots certains silences sont à redouter tant ils sont lourds à supporter. Tu ne m'as pas aimé, je ne tenterais pas de le faire pour deux, le combat serais illusoire et déloyal, je n'en aurai pas eu la force. Faut-il que j'ai des regrets? Tu n'en sauras rien, je les garderais pour moi. J'en suis pas vraiment sûr, mais peut-être que j'ai....

Je ne suis plus sûr de rien.

aucun commentaire - aucun rétrolien

Ma plage

Dans l'espace de tes bras j'ai trouvé
une anse de chaleur et  de lumière
plage où je me suis abandonné
à toutes tes caresses incendiaires

Non, plus rien n'est aussi agréable
Que de laisser mes doigts s'égarer
Sur les contours de ta peau de sable
et répondre à l'appel du péché

Ce grain si doux, je veux le sentir
Le faire rouler au bord de mes lèvres
En goûter le sel comme l'elixir
Qui m'emmenera jusqu'à la fièvre

Sois ma grève, mon refuge abrité
Où mon coeur lassé pourra s'échouer
Mon vague-à-l'ame ira se briser
Sur la digue de nos corps enlacés

Meu agradavel homem com teu querido sorriso largo...tenro beijos

1 commentaire - aucun rétrolien

V.king fainéant...

Est-ce l'effet du printemps, de la séve qui monte, je ne sais pas.
Je me retrouve devant ma page sans pouvoir, sans vouloir ou avoir le courage de dire, écrire des mots.
V.king fainéant a la crampe de l'écrivain, il a envie de profiter d'autre chose, de respirer l'air du dehors de sentir le soleil sur sa peau que l'hiver a rendu blafarde. Il veut s'enrichir les yeux et le coeur d'un double qu'il n'est pas parvenu à trouver, mais il espère encore, il est tenace dans son optimisme!!
Ah, je ne vous ai jamais dit? V.king c'est en moi l'être à la sensibilité exacerbée qui se cache, il était là depuis toujours sans oser se montrer, il avait peur du monde, impitoyable avec des personalités telles que la sienne : V.king pleure et s'émeut facilement, rit au éclat, sort des blagues débiles sans aucune honte, éponge d'émotions. Il a vécu trés longtemps à l'ombre, là sous ma peau, parasite étouffé dans un carcan de sang froid, de causticité et d'apparente indifférence.
Aujourd'hui s'il vit presque au grand jour, c'est grâce à vous qui venez vous égarer pour lire ces quelques articles, regarder ces quelques photos et écouter ces chansons qui sont mon reflet.
Comme une (re)naissance, il cherchait à s'exprimer et l'a fait sans complexe ici... Peut-être est il un peu fatigué ou a-t-il un passage vide? Non je ne crois pas, et si c'était vraiment le cas des solutions s'imposeraient d'elles-mêmes!!!!
V.king fainéant retourne se reposer....

4 commentaires - aucun rétrolien

Un an déjà!!

24 mars 2006 - 24 mars 2007 : LE tournant de ma vie.
Une date qui fait date.
Une croix blanche dans ma mémoire.
Une rencontre determinante.
Un aller sans retour vers....la vie.
Il y a un an mon site avait un autre nom, et quelques articles ont échappés à sa destruction volontaire.
Il y a un an j'écrivais cela et l'article s'appelait "Giboulée de mars" :

TITRE_IMAGEJe ne crois pas aux coups de foudre.

Je vais vous paraître bien cynique mais non je n’y crois pas!!
C’est une expérience cinématographique, faite pour les midinettes qui espèrent encore trouver leur chevalier en armure en dépit de complexes physiques récurrents et injustifiés la plupart du temps!
Les aléas de la vie font que le destin, le hasard, vous laissent seul au bord d’une route, d’un chemin quasi-désertique de road-movie américain, à vous faire croire qu’un jour quelqu’un voudra bien s’arrêter, et faire un bout de chemin avec vous.
Et ce jour tarde à arriver….

Les jours, les mois, les années défilent, la solitude poursuit son galop effréné…. On s’y habitue, on s’y résigne.
Seul au milieu des autres, sans personne à aimer, à cajoler, juste un coussin le soir à serrer très fort entre ses bras pour donner l’illusion que….. que quoi? Qu’une autre paire de bras vous attend quelque part, aussi seule que la votre, autour d’un autre oreiller?
Seul au milieu des autres, dont le bonheur finit par vous faire fuir.
Une main sur une épaule : C’est là, dans le ventre, une douleur. Une main dans une autre, un coup de poignard dans le cœur!
Le manque d’affection fragilise sa victime, l’étreint jusqu’au malaise, la donne en pâture aux doutes qui finissent de la broyer. On n’y croit plus : c’est quoi l’amour?
Et puis un jour de printemps, de ces fameuses giboulées de mars, un rendez-vous avec un ami. Trempé de la tête aux pieds : J’ai toujours aimé la pluie aujourd’hui plus que jamais.
Avec cet ami une autre personne inconnue : elle vous scrute, vous sourit, se moque? S’attendrit ? Un courant entre deux regards, des sourires…..
Bizarre, pas de coup de tonnerre, pas de clochettes qui tintinnabulent, juste un cœur qui bat un peu plus vite, un cœur un peu plus réceptif. Ce cœur c’est le mien, et si, et si….
Cette personne n’est pas venue pour me voir moi!!! Je me raisonne et m’efface, sans trop y arriver. Enfin après ce verre «électrique», on se quitte.
Les aléas de la vie font que le destin, le hasard, vous trouvent un alter ego pour arpenter ce bout de chemin, et la vie, ma vie prend ce virage tant attendu, mais devenu inespéré.

Je ne croyais pas aux coups de foudre…

3 commentaires - aucun rétrolien

Trilogie nostalgique n°1 : Entre elles deux...


(Les Valentins - Entre elle et moi)

TITRE_IMAGE

Petit bout de rire, petit bout de bêtise,
Entre deux soeurs qui guident ses pas incertains,
Petit bout de chou, petit bout de malice,
Avide de chocolats de Pâques, d'oeufs et de lapins


Petits bouts de rien, petits bouts de d'amour
dans leur tenues psychédeliques et flashies
Petits bouts de cul , Petits bouts tout court
Heureux, inconscients d'être unis pour la vie

aucun commentaire - aucun rétrolien

Démagogie ou rémission?

TITRE_IMAGE

Pris d'une frénésie de rangement dans mes diverses images et photos sur mon ordi, je tombe par hasard sur ce cliché.
Témoignage, s'il en faut un, d'un passé viril dans un univers kaki!!! Quand je dis passé, il faudrait dire presque deux années!!
Et je me prends à la regarder avec tendresse cette photo, et j'ai même la faiblesse de me trouver beau!! Oui vous entendez bien!!
Tant d'années à me cacher, me rentrer dans mon corps, m'enfermer dans ma tête, à double, non, triple tour, porte blindée de ma conscience... et là d'un coup d'un seul arrive ce que j'attendais depuis tant de temps : avoir enfin une image positive de moi-même, certes l'effet n'est que temporaire, mais tellement inespéré à force de l'avoir attendu... 

14 commentaires - aucun rétrolien

Nocturne pour un seul majeur.

(Taste of blood - Archive)

Chemin nocturne

Il fait nuit noire.
Pas d’étoile ce soir, trop de brume.
Le froid humide tombe en nappes épaisses, pesantes et pénétrantes.
L’air frais me brûle les narines et cingle le lobe de mes oreilles qui dépassent pourtant à peine de mon bonnet enfoncé sur mon crâne.
Quelques cris d’oiseaux déchirent la nuit et ne trouvent que leurs échos qui s’amplifient dans le silence pour leur répondre.
Des arbres décharnés déchirent de leurs silhouettes squelettiques les vagues denses de brouillard, ils jalonnent mon chemin rendu inquiétant par cette haie d’honneur fantomatique qui semble m’épier : Terribles êtres à demi-morts qui veulent me saisir de leurs membres crochus, m’érafler de leurs doigts griffus. Sentinelles effrayante de cette cathédrale végétale dont la voûte ne laisse passer aucune clarté si minime soit elle pour orienter mes pas. J’ai quitté le chemin creux pour m’enfoncer dans les futaies où le brouillard se dilue, comme renonçant face à ce fouillis végétal inextricable.
Et tout parait calme et silencieux… D’un silence glaçant qui court le long de l’échine et me fait accélérer. Même mon bruit de pas est amorti par le sol. J’essaye de ralentir ma respiration pour me fondre dans le silence et rester à l’affût du moindre craquement. Un murmure quasi indistinct est pourtant perceptible, cyclique comme une respiration de bête monstrueuse, j’en frissonne d’anticipation.
Tout m’étreint et je me sens oppressé par la grandeur de ce monde en sommeil et ma manifeste insignifiance. Aucun refuge salvateur à proximité.
Encore ce murmure qui m’appelle, fil d’Ariane dans ce labyrinthe. Je trébuche sur les racines, glisse sur la boue et les feuilles en décomposition que mes pas légers déchirent en silence. Mes pieds tâtonnent mes doigts s’agrippent aux arbres anthropomorphes. Mon parcours est chaotique dans ce gouffre ténébreux, tel un papillon attiré par sa flamme je suis guidé vers la fragile et opalescente clarté qui a surgit devant moi au bout du goulet anxiogène. Je l’atteins pour m’apercevoir que le brouillard s’estompe, le murmure s’est enflé pour devenir un roulement sourd et régulier, coupé de cris rageurs. Sous mes pieds des cailloux et du sable grossier : La plage.
L’eau est brune, opaque, immensité remuante qui m’hypnotise par son chant rythmé. L’apathie me saisit quand je suis soudain aveuglé par une lumière vive. Très vive. Trop vive. Flash tétanisant qui blesse le papillon. Je titube sur mes jambes devant un géant blanc qui domine les eaux. Ce cyclope à l’œil lumineux m’étourdit, il me regarde et me rassure je ne suis plus seul. Et le souffle de la mer semble me parler, m’attirer hors de moi, m’aspirer….
Le brouillard se dissipe peu à peu, lentement, comme un coton déchiqueté en lambeaux, bribes de ouate arrachés à ma conscience qui se refuse à l’éveil….
Un médecin est face à moi, sa lampe braquée dans le blanc de mes yeux. Je suis allongé sur le sol.
Sa main est fraîche sur mon front, mais douce, si douce….

3 commentaires - aucun rétrolien

1 2 3 | Page suivante

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://jardinbaroque.mabulle.com/Voir des blogs de la thématique: Journal intime