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Les dames de Brières - Catherine Hermary-Vieille

Les dames de Brières

Quelle étrange fatalité pèse sur le domaine de Brières, en particulier sur les hommes qui l'habitent? Est-il vrai que l'on aperçoit, près de l'étang voisin, les trois femmes qu'on y brûla en 1388 sous l'accusation de sorcellerie? Lorsque, au début de ce siècle, Valentine achète le domaine et s'y installe avec son mari écrivain, elle n'a cure de ces légendes. Pourtant, l'amour qu'elle éprouve pour Jean-Remy et pour leur fille ne suffira pas à la combler. Tourmentée, bientôt fugitive, Valentine sentira peser sur elle, mystérieusement, la malédiction des Dames de Brières

 

L’étang du diable

Dans ce deuxième volume qui reprend exactement là où le premier s'arrête c'est le destin de Renée la fille de Valentine que nous suivons. Le puzzle se met progressivement en place, la toile se tend, le piège va se refermer. La magie (maléfique ou bénéfique la question reste posée) de l'étang se fait plus forte. Renée va connaître la seconde guerre mondiale et l'occupation, sources de malheurs et de tristesse. Elle va devoir se battre pour sauver son domaine qui dépérit mais à quel prix?

 

 

La fille du feu

Le troisième volume est celui de Françoise, la fille de Renée. Trois livres, trois héroïnes, trois Dames de Brières comme les trois femmes qui furent brûlées pour sorcellerie au Moyen Age. La spirale du malheur, le poids de la malédiction pourront-ils être levés par Françoise, apportant la paix aux morts et aux vivants? Dans le Paris des années 60 l'épilogue approche.

 

 

 

Une constante dans les trois tomes, la progression est lente, le déroulement sans heurt, le lecteur a donc toutes les peines du monde a s'attacher aux personnages, d'autant plus que la première des dames est on ne peut plus antipathique!! Pourtant au fur et à mesure des pages, les caractères se dessinent, les personnages deviennent réalistes, les émotions moins factices  aidée par le style narratif efficace et fluide de l'auteur.

Plus le destin de ces femmes devient implacable, plus la malédiction se répète, plus le lecteur attend une fin paroxysmique mais elle se révèle bien trop simpliste pour répondre à ses attentes!!! Une déception puisque que par ailleurs j'aime beaucoup l'écrivain, le style est présent, le prologue laisse entrevoir ce qui pourrait être un magnifique roman historique mais non, il s'agit en fait d'une saga familiale à l'arrière goût bien féministe lorgnant vers le fantastique.



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Harry Potter et les reliques de la mort - JK Rowling

Comme les précédents, j'ai lu fiévreusement, en moins de 24 heures (quasi non-stop) ce dernier volet de l'heptalogie et je ne raconterais pas la fin sauf si vous mourrez d'envie de la dire à votre petite soeur pour la faire pleurer.

Pour faire simple, le jeune Harry Potter doit récupérer les Horcruxes et en quête annexe doit chercher les dites reliques de la mort, s'en suit une bataille épique à Poudlard et un épilogue digne d'un conte de fées. Une à une les réponses à toutes les questions posées, restées en suspens, vont être dévoilées. L'intrigue est captivante comme d'habitude, mais la fin est selon moi bâclée, ratage de toute beauté, mièvre et sans relief....trop américaine à vraie dire, sans véritable moment de tristesse précédant le happy-end pour le mettre en valeur. Il n'en reste que Rowling a énormément de talent, elle sait émerveiller à merveille (j'adore les plaies au nasme... si un médecin pouvait m'indiquer où cet organe se trouve?), elle a juste du mal à émouvoir. Pourtant elle avait tracé un parcours à la Dickens à son petit magicien.


Infos :

Le prince de sang mêlé sortira au cinéma en France le 26 novembre 2008, les reliques de la mort est quant à lui attendu pour 2010!!!


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La Berthe - Joelle Guillais


La Berthe, c'est d'abord l'histoire peu ordinaire d'une fille de paysans de la Mayenne à l'aube du 20ème siècle... Une battante avant l'heure, régnant, souveraine, sur l'immense domaine agricole légué par son père, qui fut le seul homme de sa vie. Vouée à ses terres et à ses bêtes, la Berthe, "ni foi, ni loi, ni Dieu, ni maître", ne veut pas d'un homme à ses côtés. Pourtant ce ne sont pas les propositions qui manquent ! Mais la Berthe n'a qu'une idée en tête : gagner. La liberté, la gloire, la fortune, qui sait ? Mais gagner coûte que coûte !

Véritable démarche journalistique que l'interview par Joelle Guillais de cette femme de 90 ans, doublé d'un rapport éthnologique précis et bien écrit sur cette France profonde. Une photographie âpre et sauvage d'une Normandie souvent réduite à un cliché de région pluvieuse.

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L'empereur - Jean Diwo

De l'intuition et des idées originales... maigre bagage pour une ascension fulgurante. Lorsque Adrien Anthelme, adolescent pauvre et inculte, rencontre le séduisant Garmond, écrivain attaché à Saint-Germain-des-Prés comme un paysan du Perche à sa terre, il mord à l'hameçon du savoir que lui tend cet homme de bonne volonté. Intelligent et courageux, il se laisse dégrossir par son Pygmalion.
Et c'est l'ascension prodigieuse d'Adrien. Jusqu'à ce qu'il parvienne à la puissance : celle d'un magnat de la publicité et de la presse, jusqu'à ce que ce Rastignac de banlieue devienne l'Empereur. Exigeant, despote, généreux, mégalomane, sans scrupules, fidèle en amitié, brutal, l'Empereur est avant tout l'homme d'une génération, celle de l'entre-deux-guerres, de la tragédie de la défaite, de l'Occupation et de la résurrection de la France jusqu'aux années 60.
 
Encore un Diwo qui se lit tout seul, même si pour une fois il raconte une histoire contemporaine (largement inspirée de la famille Lagardère), on retrouve cette faculté de captiver le lecteur tout en l'instruisant.

 


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L'initié - Catherine Hermary-Vieille

Imposteur, alchimiste, guérisseur, aventurier sans scrupules pour les uns, grand initié ou même immortel pour les autres... rarement homme intrigua autant ses contemporains que le comte de Saint-Germain. C'est au cours d'une réunion mondaine, qu'en 1793 Hélie de Maisonvieille entend parler de lui pour la première fois. Et tandis qu'on n'en finit pas de s'interroger sur la véritable nature du comte, le jeune homme s'entend proposer aux convives : "Donnez-moi six mois et je vous dirais qui est le comte de Saint-Germain..." Pari tenu, il commence alors son enquête en Allemagne, où le comte maintenant âgé de quatre-vingt-douze ans s'est retiré.


Récit du parcours initiatique d'un homme du XVIIème siècle qui appartient au milieu juif, riche, portugais, et qui, par hasard découvre qu'il n'appartient pas réellement à ce milieu. Or, à cette époque, n'être rien, cela n'existe pas. On est membre d'un clan, d'une religion, mais on n'est pas un homme solitaire. Il va donc partir seul à la découverte de sa propre vérité qu'il livre dans des mémoires offertes au jeune Hélie qu'il a su toucher. Vous naviguerez au travers des religions, véritable pèlerinage que cette initiation, véritable hymne à la tolérance.

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La chambre des parfums - Inderjit Badhwar

Son père vivant ses derniers instants, Tan quitte les Etats-Unis où il réside depuis de longues années, pour revenir en Inde, dans sa province natale. Dans la chambre des parfums, où repose le corps de son père avant la crémation, Tan réalise combien il est écartelé entre la culture indienne et la culture américaine. Il se remémore ses années d'université aux Etats-Unis, au beau milieu des sixties. Ecartelé entre bouddhisme et christianisme, entre une famille traditionnelle et la liberté sexuelle, entre une société de castes et des sympathies d'extrême gauche, il devra, devant la dépouille de son père, apaiser le conflit intérieur qui, jusqu'alors, n'a cessé de le déchirer. Inderjit Badhwar conjugue lucidité, humour et émotion. Premier roman en grande partie autobiographique, La Chambre des parfums s'est classé, dès sa sortie en Inde, dans les meilleures ventes, et a obtenu, en France, le Prix du premier roman étranger en 2004.

 

Mélangeant avec beaucoup de finesse, de subtilité et d'humour, le désir du fils de voir dans son père l'incarnation de la tradition (indienne, patriarcale) et la pénétration de la culture étrangère (anglaise et américaine surtout) à la fois dans le pays et dans les enfants.... tout en étant conscient du regard que les étrangers portent sur lui. Le regard sur le père et les souvenirs d'enfance du pays oscillent toujours entre le fantasme de l'enfant et l'analyse de l'adulte, conscient du pouvoir mystificateur des odeurs du père, qui sont comme autant de fumées envoûtantes d'opium.

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Le palais des larmes - Michel De Grèce

Qui aurait imaginé que Théodora, originaire d'un misérable quartier de Constantinople, serait un jour impératrice d'Orient ! Ni les enfants qui partageaient ses jeux et ses souffrances. Ni même les actrices qui lui apprirent le mime et la danse. Encore moins les clients des tavernes obscures à qui elle dispensait ses charmes contre un peu d'argent. L'ancienne courtisane, devenue épouse d'empereur Justinien, confesse ici les étapes de son fabuleux destin. Volontaire, parfois cruelle mais toujours maîtresse de son destin, Théodora, être de légende qui rayonna sur le plus grand empire d monde, nous est restituée ici comme jamais... Un inoubliable destin de femme au VIe siècle de notre ère.

Toujours ce style agréable à lire, qui nous prend à l'histoire... C'est vif, prompt à l'évasion, facile à lire et descriptif d'une période, qui me rebute plutôt au premier abord, mais qu'il rend attractive en nous attachant aux personnages. Décidément, Monsieur De Grèce a de bons nègres...

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Mercure - Amélie Nothomb

Une île. Un vieil homme et une jeune fille y vivent à l'abri de tout reflet. Une infirmière survient pour soigner la jeune fille. Tandis que des relations de plus en plus confiantes se nouent entre elles, l'infirmière découvre les éléments d'un mystère et d'un drame qui tiennent à l'étrange loi que le vieil homme fait régner sur l'île.

J'hésite entre deux réactions : me révolter face à la passivité des protagonistes ou m'émouvoir des sentiments qui les anime.... L'amour absolu entre le vieil homme et sa captive, la relation ambigue, teintée d'homosexualité latente entre l'infirmière et sa malade tel est le thème central de ce roman d'Amélie Nothomb. Elle y oppose beauté physique et laideur morale dans un huis-clos qui met mal à l'aise, et que bizarrement j'ai beaucoup aimé.

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Le songe du Taj Mahal

En 1605, Augustin Hiriart, un jeune orfèvre de Bordeaux, a tout juste vingt ans. Un matin, il est enlevé par des soldats et traîné jusqu'à Paris. En route, on l'oblige à abjurer le protestantisme. A Paris, Henri IV lui confie la fabrication d'un bijou somptueux destiné au roi d'Angleterre et l'envoie à Londres, en pleine Conspiration des poudres. Hélas, la mission échoue. Craignant pour sa vie, Augustin s'embarque pour les Indes où, après bien des aventures, il échoue à la Cour de l'empereur moghol : devenu un personnage influent, Augustin construit pour Jahangir un trône fabuleux, des machines de guerre... A la mort de son épouse, le monarque fait édifier pour elle un immense mausolée, le Taj Mahal... Augustin a-t-il joué un rôle dans la conception de ce chef-d'oeuvre ?
Roman plein d'aventures, d'humour, de féérie, de suspense, tous les ingrédients pour passer un bon moment de lecture.....il vous transporte ailleurs, vers d'autres temps, dans les cours somptueuses des grands Moghols, à l'orée de la construction d'une des merveilles du monde : le Taj Mahal.
Un roman riche en couleurs, empreint de volupté.

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La marquise des ombres - Catherine Hermary-Vieille

Comment Marie-Madeleine d'Aubray, devenue marquise de Brinvilliers, succombe à deux passions : l'argent avec Pierre-Louis de Penautier, trésorier des états du Languedoc, et l'amour avec Jean-Baptiste de Sainte-Croix, aventurier et alchimiste, qui la poussera jusqu'au crime, au centre de "l'affaire des poisons".
 
Catherine Hermary-Vieille nous fait découvrir un personnage fascinant, émouvant malgré ses fautes, une femme entraînée par sa faiblesse et ses passions. Une peinture plus vraie que nature de la vie d'une société et d'une époque où l'éclat des uns ne cache pas la misère des autres.
 
 

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Artemisia - Alexandra Lapierre

En 1611, à Rome, dans un atelier du quartier des artistes, la jeune Artemisia se bat avec fureur pour imposer son talent. Son adversaire le plus redoutable n'est autre que son père, son maître, le célèbre peintre Orazio Gentileschi. Il voudrait cacher au monde la sensualité, et surtout, le génie de sa fille. Mais le destin bouleverse ses plans, Artemisia est violée par l'un de ses élèves. Commence alors un duel dont le père et la fille seront tour à tour la victime et le vainqueur et qui se terminera par la mort de l'un deux. Le destin exceptionnel d'une femme dans le bouillonnement culturel et politique de la renaissance italienne...

 

Alexandra Lapierre connaît bien son sujet ; elle a consacré cinq années de recherches afin de retracer l’existence d’Artemisia à travers toute l’Italie et même l’Europe du 17ème siècle. L’auteur nous explique comment naquirent certains tableaux à la suite du viol, et permet de comprendre toute la puissance du talent de l'artiste. J'ai adoré ce livre!!!

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La chevauchée du flamand - Jean Diwo

Alors que débute le règne du roi Henri IV, un jeune peintre entreprend son voyage initiatique. D'Anvers à Florence, en passant par Venise, Pierre-Paul Rubens mène son périple sur les traces des plus grands, sans se douter que son nom atteindra un jour le firmament des artistes. Au fil d'une chevauchée périlleuse, le jeune homme, armé de ses pinceaux, se retrouve face à ceux, anonymes ou célèbres, qui seront à l'origine de son intarissable inspiration.

Comme d'habitude Jean Diwo, raconte avec verve et à force de détails techniques, et fait la biographie romancée du plus grand peintre de son époque, c'est évidemment très coloré, avec en toile de fond la situation politique française. Je me jette sur chacun de ses romans conscient de l'âge de ce romancier (92 ans!!) en me disant qu'il serait bien dommage qu'il vienne à disparaître....

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Le portrait de Dorian Gray - Oscar Wilde

Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait le vœu insensé, le jour où son portrait a été peint, de garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit son portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : "Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer."
Ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers.
Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité est d'être un roman réaliste aussi bien qu'un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique, au philosophique et au psychologique.
L'écriture est raffinée, élégante et tout le talent de Wilde a été d’évoquer l’homosexualité des personnages sans jamais la déclarer ouvertement. Il n’y a nulle part de déclaration d’amour entre les protagonistes, mais il y a partout des déclarations de jalousie. Et c'est cette  homosexualité latente, nimbée de cynisme et accompagnée d'une critique acerbe de la société victorienne, qui a certainement fait qualifié ce roman d'immoral!!!
Les bons mots foisonnent, j'en ai retenu un : "On peut résister à tout, sauf à la tentation". 
Un classique pas classique : j'adore.

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Jeanne de l'Estoille - Gérald Messadié

Jeanne Parrish n'aurait jamais dû s'attarder en forêt ce jour de mai 1450. Le temps de remplir son panier de cèpes, la fortune l'a quittée.
À quelques lieues de là, sa maison a été saccagée. Ses parents, assassinés. Son petit frère Denis, disparu. Est-ce à Paris, repaire de mendiants et de malandrins, avec ses rues bourbeuses, ses places ornées de pendus, que Jeanne trouvera la force d'oublier ? Elle n'a que quinze ans et, pour toute richesse, son baudet, un sac de méteil, du beurre, un peu de sel. Comment survivre parmi camelots et détrousseurs, lorsqu'on ne sait faire que des petits pains ? En pleine guerre de Cent Ans, dans une France décimée par la peste et livrée aux aventuriers, nul ne donnerait cher de son étoile. Mais la rose est gracieuse, et le lys magnanime.
Comment un roi, Charles VII, comment un poète, François Villon, ignoreraient longtemps sa beauté ? 
 
 
Dix années ont passé depuis que Jeanne Parrish a fui sa Normandie natale, livrée aux pillards anglais.
Elle qui n'était qu'une miséreuse lorsqu'elle posa son bagage sur le pavé parisien, un matin de l'an 1450, est devenue baronne de Beauvois. Et la cour continue de savourer les pâtisseries qui ont fait sa renommée. Mais la roue tourne. Son mari est emporté par l'explosion d'une bombarde, sa protectrice Agnès Sorel terrassée par le poison, et le poète François Villon, père de son enfant, impliqué dans une affaire de meurtre. Lorsque resurgit dans la vie de Jeanne le premier homme qu'elle eut aimé, qui peut dire si ce messager annonce un retour de fortune ? Car Isaac Stern est juif : si la rumeur le répétait, même la faveur royale ne pourrait empêcher le discrédit. Mais Jeanne est femme de coeur autant que de tête. Pas question pour elle de sacrifier son amour à son honneur.
Doit-elle, pour forcer le destin, supporter l'accusation de sorcellerie, braver les docteurs en Sorbonne, ou soumettre son propre frère au jugement des loups?
 

Jeanne, la petite paysanne devenue pâtissière du roi, est désormais riche.
Le fils que lui donna le poète François Villon règne avec elle sur un empire industriel et financier. Ateliers d'imprimerie, banques, draperies : quoi qu'il touche, le " clan de l'Estoille " s'illustre par son audace. Dans le fief palatin de Gollheim, pourtant, Jeanne désespère du destin. Un seul homme occupe son esprit : Franz-Eckart. Ce garçon étrange n'a pas vingt ans, mais ses dons singuliers d'astrologue le distinguent entre tous. Tant de légendes courent sur son compte. On murmure même qu'il ne serait pas le petit-fils de Jeanne... En cette fin de XVe siècle, bien des certitudes vacillent. Un jour, un navigateur génois nommé Colomb prétend ouvrir une voie occidentale vers les Indes... Le lendemain, un cartographe allemand prédit qu'il trouvera sur sa route une terra incognita infranchissable... Ces querelles ennuient le roi de France. Jeanne et les siens, au contraire, entrevoient de nouvelles conquêtes, aux confins du monde connu.
Aventure périlleuse, dont seul un mage pourrait deviner l'issue...
 
Une fresque vivante, humaine, riche et captivante qui se lit d'un trait. 
 
 
 

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La passion cathare - Michel Peyrramaure

Le Languedoc vivait heureux, en ces premières années du XIIIème siècle.
Du Lauraguais jusqu'au Rhône, dans les belles et opulentes cités de Toulouse, de Carcassonne, de Narbonne, de Béziers, de Montpellier, d'Albi, dans les châteaux où fleurissaient les cours d'amour, régnaient un air de légèreté et de liberté, un bonheur de vivre qui contrastaient avec la rudesse des pays du nord de la Loire - la France de Philippe Auguste et de ces grands barons qui ne rêvaient que batailles et conquêtes.
C'est de là, précisément, que, dans l'été de l'année 1209, déferla le malheur : l'armée innombrable des croisés que le pape Innocent III lançait sur le Midi pour en extirper l'hérésie cathare. Du massacre de Béziers au bûcher de Montségur, le calvaire du Languedoc allait durer trente- cinq ans.
C'est cette grande et terrible histoire, jamais effacée, que Michel Peyramaure a entrepris de nous conter. Tous les personnages sont là : Raymond VI de Toulouse, le vicomte Trencavel, le légat Pierre de Castelnau, Dominique de Guzman, l'abbé Arnaud- Amaury Simon de Montfort, et les croyants et les bons- hommes, les seigneurs occitans et les chevaliers français, et les pèlerins et les ribauds, en foule. Célèbres ou inconnus, historiques ou non, ils animent cette vaste fresque de leurs passions, de leurs amours et de leur foi.
La passion cathare constitue le roman vrai de l'Occitanie martyre.
Toute cette histoire nous est racontée sous la forme d’un roman en trois volumes, passionnants et très vivants, parcourus par des personnages hauts en couleur. Les passions sont exacerbées : l'amour, la cupidité, la foi, l'intolérance, la félonie, la cruauté, l’orgueil…
Michel Peyramaure qui est de la race des troubadours puise son lyrisme aux sources mêmes de la vie. Comme eux, il sait chanter les armes et la droiture, il sait chanter l'amour courtois et le corps de la femme, il sait manier l'ironie et l'humour, enfin il sait exalter la liberté et brandir la révolte.
(Ne cherchez pas la 3ème jaquette, ce bouquin n'a pas été réedité et reste quasi introuvable)

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Le rêve Boticelli - Sophie Chauveau

Florence XVème siècle. Sous le règne de Laurent le Magnifique, jamais le sang, la beauté, la mort et la passion ne se sont jamais autant mêlés dans la capitale Toscane. Le plus doué des élèves de Fra Filippo Lippi, un certain Sandro Filipepi, surnommé depuis l’enfance « botticello » va mener à son apogée la penture de la Renaissance. Maître d’œuvre de la chapelle Sixtine, créateur bouleversant d’un « Printemps » inouï, il ressent intimement et annonce les soubresauts de son époque. Pendant que Savonarole enflamme la ville par ses prophéties apocalyptiques, il continue à peindre avec fougue. Il entretient alors avec Léonard de Vinci une relation faite de rivalité farouche et d’amitié profonde. Adulé puis oublié de tous, aussi secret que Florence est flamboyante, Boticelli habite un rêve connu de lui seul.

 Sophie Chauveau reprend les mêmes ingrédients qui ont fait le succès de son roman précédent (la passion Lippi), y compris les points d'exclamation, mais c'est avec un réel bonheur qu'on suit l'immense peintre dans les méandres mélancoliques de son quotidien. L'auteur s'attache surtout  à peindre (!!) un portrait psychologique d'un artiste au sens littéral du terme, cependant la peinture y est plus présente, les détails de sa vie sexuelle un peu moins, et cette vie est tellement riche et  complexe .... et puis le quattrocento.... mama mia, j'adore!!! alors je suis pas très objectif!!!

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Le rubis des templiers - Jorge Molist

Lorsqu’elle reçoit de son parrain une bague datant du XIIIème siècle, Cristina ne se doute pas un instant qu’elle se lie à un fabuleux destin! Le bijou, doté d’étranges pouvoirs, ainsi que le manuscrit retrouvé d’un chevalier du temple, vont l’entra dans une folle poursuite dans les ruelles de Barcelone. Accompagnée de son premier amour, elle va partir sur les traces d’un fantastique trésor : celui des templiers! Mythe ou réalité? Et si l’objet de la quête était plus incroyable encore que tout ce qu’elle pouvait imaginer?

Jorge Molist, prix du roman historique Alfonso X el sabin (en Espagne Bien sûr!!) mêle histoire et littérature pour nous livrer un roman passionnant où les rêves ont été réalité, certes c’est moins haletant que le Da Vinci Code mais au moins tout y est plausible sans être grandiloquent : Très agréable à lire sur la plage (d’ailleurs il reste du sable d’Honfleur entre les pages!).

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La Presque reine - Pascal Lainé

Quel personnage que cette Jeanne du Barry! Et quel roman que sa vie!! Vouée dès l’adolescence à la galanterie, fameuse par sa beauté sans défaut et par les complaisances de sa chair, cette virtuose de l’amour fût la dernière maîtresse de louis XV : elle s’attacha son royal amant par des liens si forts que « la reine du lit » devint bel et bien la »presque reine »…. Et son histoire ne fit alors que commencer! C'est une  femme hors du commun, frivole et pourtant sensible, inconséquente mais passionnée, intéressée mais capable de la plus grande générosité, véritable miroir grossissant d’une époque pleine d’espoir et de menaces, d’ambiguités et de contradictions.

Pascal Lainé a imaginé un roman epistolaire des plus originaux servi par une enquête historique des plus précises : Les …saillies y sont …saillantes!!! Le mode d'écriture qui aurait pu être rédhibitoire, rend le roman très alerte, c'est vert et savoureux, et quand la crudité et la cruauté se cache derrière des bons mots, je ne peux m'empecher de sourire et de penser aux liaisons dangereuses de Choderlo de Laclos et cette fameuse scène avec l'écritoire humain (un de mes textes au bac de français!!). Ce n'est pas ma période historique préférée, loin de là, mais le personnage de Jeanne du Barry, mérite au moins un film : par cet empire qu'elle a su imposé sur les sens du "bon" Louis XV!! Instructif d'une époque où les frémissements révolutionnaires n'ont pas su être perçu car camouflés sous le faste et la poudre aux cheveux... aux yeux pardon!!!

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Elle s'appelait Sarah - Tatiana de Rosnay

Paris 2002, Julia Jarmond, journaliste américaine est chargée de couvrir les commémorations du Vél d’Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s ‘attache en particulier au destin de Sarah et mene l’enquête jusqu’au bout, au péril de ce qu’elle a de plus cher. Paris, 16 juillet 1942. A l’aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué le petit Michel se cache dans un Placard. Pour le protéger sa grande sœur l’enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfant raflés ce jour là.

Cela faisait de nombreuses années que je n’avais pas lu un bouquin sur cette période et sur ces événements, je ne m’en cache pas j’ai été fasciné durant ma grande adolescence par tous ces récits et témoignages sur les horreurs de la seconde guerre mondiale, notamment sur les déportations. J’ai également eu la chance par le biais de mon ancien Régiment de pouvoir rencontrer des résistants, dont Madame Lucie Aubrac et de discuter avec des déportés qui se font un devoir de témoigner, le notre étant de ne pas oublier…. Bref ce livre se lit d’une traite (un après-midi non stop m’aura suffit), il se dévore : il est très bien écrit, touchant, je n’irais pas jusqu’à bouleversant comme le clame la jaquette, mais suffisamment incisif et alerte pour ne pas sombrer dans le pathos, pour me persuader d’aller faire un tour dans le Marais voir de près ce « mur ».

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Mystérieuse Manon - Elise Fischer


TITRE_IMAGEAu XVIIIème siècle, après des décennies de guerre, de famines et d'oppression, la Lorraine encore indépendante a retrouvé son âme et son éclat sous le règne du duc Léopold. Savants, artistes et entrepreneurs se pressent au château de Luneville où le prince, selon la mode de l'époque, encourage de florissantes faïenceries. Dans son entourage grandit Manon, enfant muette rescapée d'un massacre inexpliqué.
D'où vient-elle? D'où tient-elle cette passion et ce talent de faïencière d'art? Pourquoi cette adeolescente déjà infirme semble-t-elle menacée? Et qui est ce mystérieux chevalier qui, lui, la protège? Peu à peu sous le pinceau de Manon, ornant de motifs et de payssages ces magnifiques vaisselles, la vérité de ses origines va se faire jour...

Elise Fischer est journaliste lorraine amoureuse de sa région. Son roman régional évoque avec simplicité et authenticité, un destion qui prend sa place dans le temps et l'espace, un vivant et sensible hommage à la Lorraine et à l'art de vivre lorrain. Avec Mystérieuse Manon, c'est tout un pan de l'histoire et de la culture de cette région qui est à l'honneur : le XVIIIe siècle, la fin de l'indépendance de la Lorraine puis son rattachement au royaume de France, et les règnes de Léopold et de Stanislas, à l'origine des florissantes faïenceries de Lunéville...
Il donne envie de visiter le chateau ce bouquin, d'aller ou de retourner (pour ma part) en Lorraine manger des glaces (violette?, jonquille?, rose?, bergamote? on sait que choisir) sur la place Stanislas.
A savoir : Pour chaque livre acheté, un euro est reversé pour la reconstruction du chateau de Lunéville!!!
Ce livre a reçu le 1er prix du Printemps du livre lorrain.

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