Le train pour Sienne...
Le couloir souterrain qui mène à la gare ferroviaire ne comporte guère d'indicateur de chemin. Un carabineri, un mélange d'anglais et d'italien, le ticket est pris, la destination connue : Sienne.
Le train régional est une vieille micheline hoquetante à l'haleine mazoutée mais dont la vitesse de pointe permet de prendre le temps d'admirer les paysages vallonnés. Les collines plantées de cyprès et de pins parasols, les maisons carrées dont l'ocre tranche sur la verdeur... tout ça a vraiment ce goût du sud, cet inimitable arôme d'Italie du centre que, pauvre touriste que je reste, je ne demandais qu'à voir.
Pour sortir de Florence, passage souterrain obligatoire, il parait interminable quand on sait que nous attend au bout la lumière d'un très généreux soleil de février. Le long du chemin, un village perché sur un éperon rocheux, suspendu entre ciel et terre, les pieds dans l'eau d'une rivière : décor de carte postale.
Nous sommes en bordure des monts du Chianti, parsemés de vergers encore timidement fleuris et de ... vignes. Chaque jardin ouvrier possède son pied de vigne. Chaque petit village le long de la ligne de chemin de fer possède son terrain de foot, en ce dimanche matin, il est cerné de voitures et résonne de clameurs masculines au rythme d'une chorégraphie orchestrée des mains.
Enfin arrive la gare de Sienne...Laissez-moi vous la présenter.

Par V.king, Mercredi 7 Mai 2008 à 23:09 GMT+2 dans Pérégrinations (article, RSS)




