Comme une ombre...
Je serais l'éternel absent aux yeux de celui qui captive les miens, j'aimerais qu'ils soient le miroir de mon regard alors que je n'y vois rien...
Je saurais être une ombre bienveillante, juste bienveillante, sans aucun artifice ni aucune arrière-pensée, juste ce qu'il faut de sacrifice pour ne pas être démasqué. Je tapirais mes désirs derrière un mur de dents blanches et mes désillusions recouvertes sous un crépi d'humour bravache ; et surtout qu'aucun sentiment ne s'épanche, qu'ils restent bien à l'abri de leur cache. Les yeux s'aimantent toujours, les peaux sans cesse s'appellent, sauf si un coeur fait le sourd quand l'autre l'interpelle.
Je passe des heures d'insomnies à m'agiter dans des bras, qui ne sont que mes draps qui s'entortillent autour de moi, des instants de semi-conscience passés à cogiter, sur ma vie et le sens à lui donner. Je tourne en rond dans ce crâne qui bouillonne, une foule de problèmes aux solutions brouillonnes, qui me tiennent éveillé et las, par leur absurdité crasse. Je m'accroche toujours plus fort à ce pauvre oreiller, dans cette mer de dépit comme à une bouée.
Par V.king, Jeudi 20 Decembre 2007 à 22:08 GMT+2 dans Mes mots à moi (article, RSS)






