A fleur de peau...
Pas envie de parler... besoin de personne...je ne suis qu'un sombre con. Pardon...
Juste que...
Est ce que l'on peut continuer à vivre et laisser les autres entrevoir ces noirceurs de l'âme qui vous révulse vous même? Peut-on se laisser cette vie en contemplant son incapacité à apprécier les gens pour ce qu'ils sont vraiment et non pour ce qu'on voudrait qu'ils soient?
Manquer de jugeote et de jugement, écouter sans comprendre, ni se faire comprendre trop à l'étroit dans un esprit limité. Rester les bras pendants le long de ce corps detesté que je voudrais souvent voir pourrir, d'ailleurs ne l'est-il pas déjà?, contaminé par les torteuses pensées qui m'animent...comprendre trop tard ou trop tôt que je ne serai jamais ce que je souhahaiterais devenir quoique je puisse faire, quoique j'ai déjà fait.
Voir se fermer ces cadenas, pugnaces gardiens de mes inhibitions, et reprendre le dessus sur moi à mon âme défendante sans pouvoir répliquer et me laisser enfermer dans ce crâne où tout bouillonne, tout va trop vite, fait peur et panique, les miroirs de mes pensées s'embuent de vapeurs lacrimales, ma vision des choses s'altère alors que ma vue se trouble sous les flots incontrolables, mon corps et mon coeur lâchent, réduisant à néant les trésors de patience déployés pour les faire sauter laborieusement, un à un, jour après jour, mois après mois, et me dire que ce ne sera jamais fini, que même l'histoire de sisyphe doit avoir une fin...
Réagir devient trop dur par manque de courage et abandon des forces qu'on se targue à voix haute d'avoir acquis, pour mieux s'en convaincre, et paraît bien inutile, bien futile.
Aucun mot ne trouvera d'écho sur ces parois rendues trop lisses par un mécanisme inconscient et totalement incompréhensible. Les paroles de réconfort me heurtent, les critiques m'anéantissent, m'agressent et me tuent à petit feu, mon beau château de cartes est soufflé par les verbes et je subis de plein fouet un abattement féroce alors que j'ai tout pour sourire...
C'est finalement ce qui me tient... ça et le manque de courage, peut-on vraiment parler de courage quand on refuse la vie et ses obstacles?, l'amour de ceux que je ne veux pas peiner, blesser, choquer. Je voudrais disparaître sans laisser de trace, sans avoir personne pour me regretter, et là seulement je pourrais prendre ce bien acquis dans les cris et le sang.
Ma vie se mesure finalement à l'aune de l'amour que l'on me porte, j'en suis dépendant et c'est finalement encore plus perturbant...Est-ce cela devenir superficiel?
Par V.king, Jeudi 7 Juin 2007 à 19:02 GMT+2 dans Bleus à l'âme (article, RSS)




