Le loup hurle à la lune...
Ma chair se meurt faute de caresse
Mes os sont si froids et si lourds
Je traîne des souvenirs qui blessent
Me bloquent et me rendent sourd
Une île au milieu d'eaux trop mortes
Je stagne, j'étouffe dans ma peau
Elle est trop grande et trop forte
Indéchirable, imperméable à l'eau
Le loup hurle à la lune,
Noyé dans son chagrin,
Ivre d'alcool qui embrume
Ses petits matins
J'isole en moi cette blessure secrète
Car j'ai eu la trop grande faiblesse
De t'exposer mon cœur en miette
Mais tu as fui devant ma détresse
Tes yeux imprimés dans mon âme
Sont prisonniers de ma mémoire
Ils se rient de ce tendre drame
Que je joue entier et sans fard !
Le loup hurle à la lune,
Eperdu de chagrin,
Sevré d'amour nocturne
Et seul au matin
Mes larmes, cristallisées en moi
Diamants brutaux et éphémères
Scintillent de regrets et d'émoi
Je reste pauvre de l'être cher
L'indifférence règne sans partage
Sur ton monde d'artifices légers
Obsédé par ton unique image
Tu finiras seul et désabusé
Le loup hurle à la lune,
Fait le deuil de son chagrin,
Emerge de sa lagune
Pour un nouveau matin.
E. Ol.
Par V.king, Mercredi 29 Novembre 2006 à 12:08 GMT+2 dans Mes mots à moi (article, RSS)
Tu ne pouvais pas savoir que les initiales en bas de page étaient les miennes!!



