Babel
En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs du tir, la nourrice mexicaine qui voyage illégalement les deux enfants de ce même couple, et une adolescente japonaise rebelle dont le lie s'établi plus loin dans le film…. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...
Prix de la mise en scène et Prix du Jury Œcuménique du dernier festival de Cannes, Inarritu tisse la trame de son histoire avec ce lien qui unit tous les continents à un instant donné, et brode autour quatre destins colorés, teintés d'angoisse et de tant d'humanité.
Certes c'est romanesque. Convenu ? Pas si sûr. Les images sont éblouissantes, c'est remarquablement bien filmé et les transitions sont bien amenées. Ces quatre fragments de vie finissent par s'enchevêtrer pour n'un faire qu'un. Les acteurs sont tous sur un même pied d'égalité et tant mieux. Je ne suis pas fan de Brad Pitt, mais là il m'a bluffé, j'adore Cate Blanchett quoiqu'elle fasse, et j'ai trouvé cette petite japonaise exceptionnelle de force et de finesse, dans son destin d'adolescente torturée (l'histoire est d'ailleurs celle qui m'a le plus parlé).
Cette chronique douce-amère sur l'incompréhension des hommes, symbolisée par le titre du film, est riche d'émotions et de messages…. compréhensibles.
Apre, violent et cru parfois mais intense et poétique voire même lyrique dans son ensemble : La vie quoi!!
Par V.king, Mardi 28 Novembre 2006 à 13:33 GMT+2 dans La toile (article, RSS)




