Le concile de pierre
Les ennuis de Laura Siprien, brillante interprète de russe, commencent quand une marque étrange apparaît sur la poitrine de Liu-San son fils adopté sept ans auparavant dans un orphelinat de Mongolie. Cauchemars communs et hallucinations la plonge dans les affres de l'angoisse, jusqu'à ce dialecte qu'il parle en dormant, 'une langue ancestrale parlée par une minuscule tribu aux pouvoirs de guérisseurs : Les Tseven.
Devant partir à l'étranger pour le travail, elle laisse un soir son fils aux bons soins de sa plus ancienne amie, Sybille, que l'enfant n'apprécie guère. En repartant elle s'aperçoit que l'enfant s'est glissé à l'arrière de la voiture, un aigle fonce droit dans le pare brise. L'accident éjecte l'enfant qui sombre dans le coma. A l'hôpital, où il sera enlevé, la jeune mère se rend compte qu'une sombre machination se trame, l'entraînant dans un périple aux confins de l'étrange et du fantastique.
Adaptation d'un roman de Jean-Christophe Grangé, inspiré ici d'un reportage qu'il a fait à la frontière de la Sibérie en suivant les dernières tribus nomades et leur rituels de magies.
Monica Belluci apparaît fragile, toute en retenue, voire de délicatesse, on en oublie pour une fois son physique spectaculaire.
A l'opposé, la froideur et la trop grande régularité du jeu stéréotypé de Catherine Deneuve la fait paraître bien guindée et mal à l'aise dans son rôle, comme si elle était gênée aux entournures (bah oui en fait la parka : ça boudine!!). C'est sur qu'elle incarne l'effroi et le cauchemar dans tous les cours de théâtre!! "Mrs Freeze le glaçon Friandise" ou "Riclès, le glouglou qui fait glagla", je ne sais encore quel titre honorifique lui attribuer tellement elle est mauvaise dans ce film.
L'ambiance est oppressante, le danger est plus suggéré que réellement montré, il faut alors une bonne dose d'imagination et de sensibilité pour se plonger totalement dans le film, car le rythme est beaucoup trop lent pour un thriller fantastico-esotérique. Dommage car les images sont belles. Avis aux cœurs sensibles : vous n'éviterez pas les sauts de carpe dans les fauteuils, à mourir de rire surtout, quand une spectatrice hurle comme si elle était dans la scène!!!
Par V.king, Mercredi 22 Novembre 2006 à 11:12 GMT+2 dans La toile (article, RSS)




