The Queen.
Dimanche 31 août 1997. La princesse Diana meurt des suites d'un accident de voiture survenu sous le pont de l'Alma à Paris. Si cette disparition plonge la planète dans la stupeur, elle provoque en Grande-Bretagne une vague d'émotion et de chagrin. Tony Blair, élu à une écrasante majorité au mois de mai précédent, sent instantanément que quelque chose est en train de se passer, comme si le pays tout entier avait perdu une soeur, une mère ou une fille. Au château de Balmoral en Ecosse, Elizabeth II reste silencieuse, distante, apparemment indifférente. Désemparée par la réaction des Britanniques, elle ne comprend pas l'onde de choc qui ébranle le pays. Pour Tony Blair, il appartient aux dirigeants de réconforter la nation meurtrie et il lui faut absolument trouver le moyen de rapprocher la reine de ses sujets éplorés.
Avec humour et tendresse plus qu’ironie et méchanceté, c’est une pertinente et subtile réflexion sur le pouvoir, doublé d'un portrait passionnant et étonnamment intimiste d'un homme tiraillé entre le pouvoir et ses opinions (Blair) et d'une femme, Elizabeth II, qui apparaît bouleversante, hilarante, complexe et humaine.
Helen Mirren, prodigieuse et troublante de par sa ressemblance physique, domine de la tête et des épaules cette chronique acérée de l'après-Diana.
Par V.king, Dimanche 22 Octobre 2006 à 23:43 GMT+2 dans La toile (article, RSS)




